Une Texane accuse Facebook de faciliter le trafic sexuel

Une Texane a déposé en début de semaine une plainte contre Facebook, le géant des réseaux sociaux. Violée à l’âge de quinze ans par un homme rencontré sur la plateforme, elle accuse l’entreprise de ne pas agir suffisamment contre le trafic sexuel.

L’affaire remonte en 2012. La femme avait quinze ans à l’époque et elle a fait la rencontre d’un homme sur la plateforme. Ils avaient plusieurs amis en commun et elle ne s’est donc pas méfiée.

TripAdvisor

Plus tard, après une dispute avec sa mère, l’adolescente a commencé à se confier à cet homme. Il lui a ensuite proposé de la consoler.

Une affaire qui remonte à 2012

Tourmentée et un peu perdue, elle a accepté et ce dernier est venu la chercher à son domicile en voiture. D’après la plainte déposée, l’homme l’aurait ensuite violée et frappée avant de publier les photos de l’agression sur un site spécialisé du nom de Backpage.com.

Si ce nom ne vous est pas tout à fait inconnu, c’est normal. Ce site a été lancé en 2004 et il se spécialisait dans les petites annonces.

Toutefois, contrairement à bon nombre de ses concurrents, il ne se limitait aux voitures ou encore aux offres d’emploi. Il comptait en effet à son catalogue des sections consacrées aux services… pour adultes. Suite à une série de polémiques, ces dernières ont été fermées, mais cela n’a pas suffi.

Le 6 avril 2018, le FBI a donc saisi le site et toutes les pages affiliées. L’entreprise a déposé le bilan et son PDG a été tenu d’expliquer ses agissements devant un tribunal. Il a fini par plaider coupable pour avoir facilité la prostitution et blanchi de l’argent.

Si la Texane évoque bien entendu ce site dans sa plainte, elle s’en prend aussi vivement à Facebook. Elle accuse en effet l’entreprise d’avoir « toujours été utilisée pour faciliter le trafic d’humains en offrant aux trafiquants sexuels une plateforme illimitée pour traquer, exploiter et recruter des enfants dans le commerce du sexe ».

Une plainte visant directement Facebook

La plainte n’en reste pas là puisqu’elle désigne également le service comme le « premier point de contact entre les trafiquants sexuels et ces enfants ».

Plus concrètement et selon Reuters, la Texane accuse notamment Facebook ne se pas se montrer suffisamment pro-actif. Selon elle, la plateforme devrait mettre en garde ses utilisateurs contre les différents dangers auxquels ils sont susceptibles d’être confrontés.

Elle l’accuse également de ne pas contrôler suffisamment ses membres.

L’accusation réclame un procès avec jury, mais aussi une compensation financière égale ou supérieure à un million de dollars. Pour le moment, aucune décision n’a été prise et on ne sait donc pas encore si ce procès aura bien lieu.

Aussi tragique qu’elle soit, cette histoire n’a malheureusement rien de très étonnant. Si les réseaux sociaux peuvent être de formidables outils lorsqu’ils sont bien utilisés, ils ne sont pas dangers et il est bien entendu impératif pour les parents de bien préparer leurs enfants.

Si ces derniers n’ont généralement aucune difficulté pour utiliser ce genre d’outils, ils ont parfois tendance à ne pas se montrer suffisamment méfiants.

Mots-clés facebookweb