Union européenne : résoudre le problème de changement climatique ne fait pas l’unanimité 

Alors que le changement climatique continue de faire des ravages, certains continuent de ne pas être convaincus de l’importance d’agir pour sauver notre planète.

C’est ainsi que le sommet clé qui s’est tenu à Bruxelles sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre a déçu les écologistes. Le projet européen « Green Deal » n’a en effet pas réussi à rallier tous les acteurs à sa cause. L’objectif zéro émission de gaz d’ici 2050 ne démarrera donc pas à l’issue de cette réunion.

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Pour rappel, les enjeux du changement climatique sont à l’origine du projet « Green Deal ». Ce dernier regroupe les propositions politiques qui visent l’engagement concret des membres de l’Union européenne face à l’urgence climatique.

Le Conseil européen a ainsi décidé de reporter le sujet pour juin 2020, car l’enclenchement du projet nécessite l’obtention d’un vote unanime, or la Pologne a posé son veto avec un grand V.

Des enjeux planétaires mis de côté

La mise en œuvre du projet Green Deal aurait permis le début de la lutte contre les impacts les plus néfastes du changement climatique. Si d’ici 2050, l’Europe arrive à être totalement neutre en carbone, elle aurait donné un exemple aux autres acteurs sur les bienfaits du « Green Deal ».

Réduire les émissions de carbones en éliminant la pollution due au chauffage est un des objectifs primordiaux du projet. La conférence qui s’est clôturée à Madrid le 13 décembre prévoyait d’amener les pays à adopter une politique verte.

Green Deal c’est aussi des actions qui visent la protection de l’environnement et l’augmentation des sources d’énergies renouvelables. Dans son calendrier, 2021 devrait marquer l’adoption d’un « plan d’action zéro pollution ».

Pourquoi non aux engagements sur l’action climatique ?

La Pologne soutient l’avantage et l’opportunité de l’utilisation d’énergie nucléaire. Pour rappel, en juin dernier, la Pologne, la Hongrie et la République tchèque avaient déjà freiné la réduction des émissions de CO2.

À cela s’ajoutent les pays dont l’économie dépend en grande partie du charbon. Ces derniers s’estiment encore en perte s’ils amorcent une transition aussi rapide vers l’énergie verte. Ils exigent ainsi un délai en plus pour couvrir les coûts. Comme quoi, l’avenir de notre planète est donc principalement à ce jour encore une question d’intérêt financier.