Univers parallèle : une étude tente d’apporter la preuve de leur existence

En 2004, un Cold Spot ou Point Froid a été identifié dans une zone de la sphère céleste. Jusqu’ici, la communauté scientifique n’a pas encore délibéré sur l’origine de cette zone. Selon les calculs effectués par les astronomes, ce vide intersidéral serait situé à approximativement six à dix milliards d’années de la Terre. Il mesurerait en outre près d’un milliard d’années-lumière. Dernièrement, deux astronomes ont imaginé un lien entre cette zone et l’hypothèse de l’univers parallèle.

Pour rappel, l’univers parallèle, appelé aussi monde parallèle, est un autre univers qui a ses propres dimensions spatio-temporelles. L’idée de l’existence de cet hypothétique univers est jusqu’ici cantonnée à la science-fiction. Toutefois, selon l’une des théories avancées par les astronomes, le vide aurait pu être engendré par une collision entre deux univers.

Sliders

Les résultats de leur étude ont été publiés la revue scientifique Monthly Notices of the Royal Astronomical Society. Ils doivent naturellement être pris avec prudence.

Des versions différentes de la réalité ?

En effet, l’hypothèse en est actuellement au stade embryonnaire. Les scientifiques de l’université de Durham (Royaume-Uni) semblent cependant l’envisager plus sérieusement.

La température du Cold Spot est plus basse comparée à celle des zones environnantes. Certains théoriciens ont avancé que la région du point froid correspondrait à celle où il devait y avoir dix mille galaxies. Leur absence serait ainsi liée au vide intersidéral de la zone.

Les deux astronomes britanniques ont émis pour leur part l’hypothèse que ce néant puisse être le résultat d’un choc entre notre univers et un autre univers. Dans ce dernier, les réalités de la vie pourraient être différentes.

« Chaque univers alternatif porte peut-être sa propre version différente de la réalité. Il y en aura une où j’écris ces lignes et une autre où je les aurais déjà lues », a expliqué le Dr Stuart Clarke, un journaliste expert en astronomie, au vénérable Guardian.

Un domaine qui relève d’une autre dimension

Les auteurs de l’étude eux-mêmes ont souligné qu’il ne s’agit pas de la seule explication. Il est également possible que le Cold Spot résulte d’une simple fluctuation. C’est en tout cas la théorie avancée par la physique des particules.

Néanmoins, Ruari Mackenzie, l’un des scientifiques de l’Université de Durham, a tenu à rappeler que ce domaine relève d’une autre dimension. « Ces vides intersidéraux que nous avons détectés ne s’expliquent pas à la cosmologie standard », a-t-il souligné.

Quoi qu’il en soit, cette approche, aussi attrayante soit-elle, n’est cependant pas encore recevable aux yeux de la communauté scientifique. Pour le moment, il faudra donc nous contenter de notre propre univers.

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