Il va falloir beaucoup rétrécir si on veut traverser les trous de ver

L’univers est extrêmement vaste, à tel point que le traverser est quasi inimaginable. A moins bien sûr de trouver le moyen de passer par les fameux trous de ver.

Mais le problème de ces tunnels dans le tissu de l’espace-temps, c’est qu’à leur entrée se trouvent les terrifiants trous noirs qui réduisent en miettes ce qui ose les approcher. Pourtant, une nouvelle étude suggère qu’il existe un moyen de traverser les trous de ver, mais cela demande de les rendre ridiculement petits.

La représentation d'un trou noir

Crédits Pixabay

Les trous de ver, les passages secrets de l’espace

Les trous de ver, s’ils existent vraiment, nous permettraient de voyager d’un point A à un point B extrêmement éloigné de l’univers, sans se soucier de la distance. D’après la théorie générale de la relativité d’Einstein, la matière et l’énergie sont capables de plier et de déformer le tissu de l’espace-temps, ce qui donne lieu aux trous de ver. Le problème c’est que ces trous de ver sont extrêmement instables, car essentiellement constitués de deux trous noirs qui se connectent par leurs singularités pour former un tunnel.

Mais mieux vaut ne pas s’approcher de ces singularités, car elles sont entourées de régions appelées horizon des événements, des barrières à sens unique dans le cosmos dont on ne peut ressortir. Pour pouvoir traverser ce tunnel infernal, il faudrait la présence d’une matière de masse négative. Sauf qu’on ne sait pas où trouver ce type de matière.

Un autre moyen de traverser les trous de ver

Une nouvelle étude publiée par une paire de théoriciens de l’Université de Téhéran en Iran explore un moyen de traverser les trous de ver et d’en sortir indemne. En appliquant certaines techniques qui leur ont permis d’étudier comment la mécanique quantique pouvait altérer l’image de la relativité générale standard, ils ont trouvé qu’il était possible de traverser un trou de ver sans avoir besoin de matière de masse négative.

Pour ce faire, il faudrait modifier la forme de l’entrée du trou de ver et surtout il faudrait que ce trou de ver hypothétiquement traversable soit extrêmement minuscule, pas plus de 30% plus grand que la longueur de Planck (soit 1,61(18) x 10 puissance -35 m). Et le vaisseau qui passera par là ne devra pas être plus gros, et il devra traverser le trou de ver à presque la vitesse de la lumière. Autant dire que c’est loin d’être à notre portée !

Mais si cette solution n’est pas vraiment réalisable, elle ouvre néanmoins une toute petite porte vers l’éventualité d’un voyage à travers les trous de ver.

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