Covid-19 : le Royaume-Uni vient d’autoriser le vaccin d’Oxford

Quelques jours après l’autorisation du vaccin de Pfizer sur son territoire, le Royaume-Uni vient de valider le vaccin Covid-19 d’Oxford-AstraZeneca pour usage du public. Le déploiement du médicament est prévu pour cette première semaine de 2021. La biotech britannique s’attend à réaliser un approvisionnement massif du candidat-vaccin durant le premier trimestre de l’année. Le gouvernement local a déjà commandé 100 millions de doses.

Quand bien même l’efficacité du vaccin Pfizer a été démontrée à 95 % et celle de Moderna à 94 %, ces vaccins présentent des facteurs limitants. L’autorisation du vaccin d’Oxford devrait pouvoir permettre de satisfaire à la demande locale, voire mondiale. Seul bémol, l’efficacité de ce produit d’AstraZeneca a été évaluée à 62 %.

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Des techniques permettant de rendre le vaccin beaucoup plus efficace ont été avancées par les chercheurs. Néanmoins, jusqu’ici, rien n’est encore sûr, des études approfondies concernant la viabilité de ces alternatives sont nécessaires.

Des  techniques pouvant améliorer l’efficacité

Les experts ont avancé que l’administration d’une petite dose, suivie de celle dose complète pourrait augmenter l’efficacité du vaccin à 90 % chez les populations jeunes. Néanmoins, cette stratégie nécessite encore des analyses approfondies pour obtenir la validation de l’Agence britannique de réglementation des médicaments.

Concrètement, la Commission britannique des médicaments humains a suggéré que la prise d’une dose confère une protection de 70 % après 21 jours. Ensuite, il faudrait prendre une seconde dose pour atteindre une efficacité d’environ 80 %. Toutefois, les résultats de cette étude n’ont pas encore eu l’aval de la communauté scientifique.

Ce vaccin est plus facile à conserver

Dans tous les cas, la mise au point de ce vaccin d’Oxford représente une vraie lueur d’espoir pour l’humanité tout entière. Le fait est que le vaccin Pfizer est encore loin de satisfaire à la demande existante. Outre le problème de production à grande échelle, il y a également celui de la conservation, qui constitue un facteur limitant pour l’approvisionnement des régions tropicales.

Techniquement, le vaccin Pfizer doit être maintenu dans un environnement dont la température est à -75°C pour ne pas être altéré, et celui de Moderna à environ -20°C. Or, pour conserver le vaccin d’AstraZeneca, il suffit de le maintenir à une température réfrigérée. Cela facilitera la distribution du produit dans des régions chaudes du monde, comme l’Afrique subsaharienne.

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