Voici le masque en tissu parfait selon l’OMS

L’OMS vient de publier de nouvelles recommandations portant sur les masques en tissu. Elles détaillent les caractéristiques que doivent avoir ces derniers pour assurer une efficacité sans faille.

Le Covid-19 a mis à genoux la plupart des états. Face à la virulence de la pandémie, de nombreux pays ont en effet été obligés de mettre en place un confinement de leur population. Ce qui a bien entendu entraîné un ralentissement économique global.

Un homme portant un masque

Crédits Pixabay

Si le pire semble être derrière nous en Europe, il est impératif de respecter les mesures édictées par les organismes de santé afin d’éviter un second pic.

Covid-19 : le virus n’a pas disparu

Parmi ces mesures se trouvent bien entendu l’adoption des gestes barrière, mais aussi et surtout le port du masque. S’il n’est pas obligatoire dans la rue, il reste conseillé dans les endroits clos, et nécessaire dans les transports en commun.

Il reste cependant un problème, de taille : le coût. Si l’efficacité des masques en papier n’est plus à prouver, ces derniers doivent être changés fréquemment et ils sont vendus à des prix souvent très élevés. C’est la raison pour laquelle beaucoup ont préféré se tourner vers des masques en tissu.

Néanmoins, tous les modèles mis à disposition sur le marché ne sont pas sur le même pied d’égalité en ce qui concerne l’efficacité et c’est précisément ce que l’OMS a tenu à rappeler dans un point presse organisé à Genève un peu plus tôt dans la semaine.

L’épidémiologiste Maria D. Van Kerkhove a ainsi profité de l’occasion pour rappeler que les masques en tissu doivent impérativement être nettoyés fréquemment, et ce afin d’éviter la contamination. Une personne manipulant un objet contaminé et touchant ensuite par mégarde son masque suffit à le rendre inefficace.

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Pour être efficace, un masque en tissu doit comporter trois couches

Le port est également un point important. La chercheuse a insisté sur le fait que les masques doivent être correctement ajustés et recouvrir à la fois le nez et la bouche. Une question de bon sens, certes, mais dont tout le monde ne semble malheureusement pas avoir conscience.

Il y a plus important. Maria D. Kerkhove a également indiqué que le port du masque devrait être obligatoire dans toutes les zones à la densité élevée.

Ce qui inclue bien entendu les transports en commun, mais également les épiceries, les tabacs ou n’importe quel autre commerce. Les personnes de 60 ans et plus devraient pour leur part porter un masque en permanence lorsqu’elles sortent de chez elles.

Attention en revanche, car porter un masque ne suffit pas. Pour être efficaces, les masques en tissu doivent également se composer de trois couches différentes, et plus précisément :

  • d’une couche intérieure absorbante ;
  • d’une couche médiane agissant comme un filtre ;
  • d’une couche extérieure faite d’un matériau non absorbant comme  par exemple du polyester.

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Le masque seul ne suffit pas

D’après l’épidémiologiste, ces trois couches permettent à un masque en tissu de faire barrière aux virus. Ce qui ne dispense bien entendu pas leur porteur d’appliquer les autres recommandations de l’OMS. Et donc de respecter la distanciation sociale et de se laver fréquemment les mains.

L’OMS a en effet précisé à de multiples reprises que le port du masque seul ne suffit pas à protéger du virus.

Bien utilisé, il peut réduire le risque de contamination, mais il ne le supprimera pas pour autant. Il est donc indispensable de faire preuve de la plus extrême des prudences et d’éviter soigneusement les grands rassemblements.

Tedros Adhanom Ghebreyesus, le directeur général de l’OMS, a d’ailleurs fait savoir que chaque état devrait être en mesure de trouver, d’isoler, de tester et de tracer chaque cas. A son sens, c’est le seul moyen d’éradiquer le Covid-19 et d’éviter sa propagation. Du moins en attendant l’élaboration d’un vaccin.