Voici le tout premier Elaphrosaure découvert en Australie, un dinosaure assez singulier

Il y a environ 110 millions d’années, durant le Crétacé, un dinosaure théropode baptisé Elaphrosaurus foulait le sol de notre planète, particulièrement celui de l’hémisphère sud. Cette découverte a été faite grâce au fossile d’une vertèbre complète de ce dernier, déniché par les paléontologues sur le site d’Eric the Red West, près du Cap Otway, en Australie.

Ce fossile devient ainsi le premier reste d’un Elaphrosaurus découvert en Australie, tandis que dans le monde, une seule découverte d’un autre dinosaure appartenant au même groupe que lui, a été rapportée. Un cousin baptisé Huinculsaurus montesi.

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D’après l’article récemment paru dans la revue Gondwana Research et qui parle de cette découverte, l’Elaphrosaurus appartenait à la famille des Elaphrosaurinae, une catégorie regroupant des dinosaures à la morphologie mince et frêle.

L’Elaphrosaure était un théropode assez singulier, il faut bien le dire

Selon les paléontologues, la plupart des dinosaures théropodes étaient des chasseurs hors pairs et des carnassiers. Mais apparemment, l’Elaphrosaurus était très différent de ses pairs.

D’après le Dr Tim Ziegler, directeur de la collection de paléontologie des vertébrés du Museums Victoria (Australie), tandis que les jeunes Elaphrosaurus se nourrissaient d’insectes et de fruits, les plus vieux se nourrissaient exclusivement de plantes. Ainsi, ces dinosaures vivaient plutôt de la cueillette, mais pas de la chasse.

Pour un théropode, ce dinosaure était également particulièrement fragile. En effet, Ziegler a précisé qu’en prenant de l’âge, l’Elaphrosaurus perdait ses dents. Ce qui ne lui réussissait probablement pas dans le monde à la concurrence féroce dans lequel il vivait à l’époque.

De plus, l’aspect de cet animal était assez étrange. Tandis que ses deux jambes lui permettaient de courir, ses deux bras ne lui servaient presque à rien, car ils étaient particulièrement menus. Ajouté à cela, un corps vraiment maigre et un cou très étiré, au bout duquel était rattaché un crâne également très fragile.

Ce fossile de vertèbre de l’Elaphrosaure est … néanmoins très important

Malgré tout, cette découverte nous donne de précieuses indications sur la famille à laquelle il a appartenu et sur l’époque durant laquelle il aurait vécu.

Les chercheurs ont en effet estimé que son cousin l’Huinculsaurus montesi vivait vers le milieu du Crétacé. Mais la découverte de l’Elaphrosaurus a permis d’étendre de 40 millions d’années de plus, la période durant laquelle les Elaphrosaurinae ont vécu.

Selon le Dr Ziegler, des découvertes similaires ne pourront donc qu’être bénéfiques pour la paléontologie. En effet, trouver d’autres fossiles semblables à ceux de l’Huinculsaurus montesi ou de l’Elaphrosaurus, nous aidera à redéfinir les idées que nous nous étions faites sur les dinosaures. De plus, ces découvertes ne pourront qu’aider dans l’interprétation des prochaines qui seront faites.