Voici l’endroit où l’air est le moins pollué sur la Terre

Aujourd’hui avec le niveau de pollution occasionné par les activités humaines, difficile de penser qu’il existe sur notre planète un endroit où l’air est encore pur. Néanmoins, la professeure Sonia Kreidenweis de l’Université d’État du Colorado et son équipe ont cherché à localiser l’endroit sur Terre où l’air est le moins impacté par les activités humaines.

Le temps et le climat sont des processus complexes qui interconnectent l’ensemble des régions du monde.

La Terre vue de l'espace

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Le dessus de l’océan Austral, l’endroit où l’on respire le mieux sur Terre

Raison pour laquelle toutes les régions du monde subissent les conséquences du changement climatique rapide engendré par l’activité humaine.

Dans ces conditions, difficile de trouver une zone épargnée par l’action de l’homme. Pourtant, l’équipe de Kreidenweis est parvenu à trouver l’endroit le moins pollué de la Terre dans le cadre d’une étude pionnière visant à mesurer la composition des bioaérosols de l’océan Austral au sud du 40e degré de latitude sud.

Cette zone se trouve au-dessus de l’océan Austral, et elle est “vierge”, c’est-à-dire exempte de particules, appelées aérosols, qui sont produites par des activités anthropiques ou transportées depuis des continents lointains.

Kreidenweis et son équipe soupçonnaient en effet l’air au-dessus de l’océan Austral d’être le moins affecté par les humains et la poussière des continents. Ils se sont donc mis à analyser l’air qui s’y trouve pour tenter de savoir ce qu’il contenait. En utilisant les bactéries présentes dans l’air comme outil de diagnostic, ils ont pu déduire les propriétés clés de la basse atmosphère de cette zone.

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Qu’est-ce qui explique la pureté de l’air au-dessus de l’océan Austral ?

Les résultats obtenus par l’équipe de Kreidenweis vont à l’encontre de toutes les autres études sur les océans des régions subtropicales et de l’hémisphère nord, qui ont révélé que la plupart des particules polluantes provenaient de continents situés contre la direction du vent. Le sol et les plantes sont les principales sources de particules qui déclenchent le gel des gouttelettes de nuage super-froides, appelées noyaux glacigènes.

Ce qui se passe au-dessus de l’océan Austral est différent : le matériau disponible est dominé par les émissions d’embruns marins pour former des gouttelettes de nuages ​​liquides. Ainsi, les concentrations de noyaux glacigènes au-dessus de l’océan Austral sont les plus faibles jamais enregistrées sur la planète.

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