Voilà ce qui se passe lorsqu’on republie une photo plus de 300 fois sur Instagram

Pour essayer de comprendre l’effet de la compression que les algorithmes d’Instagram appliquent à nos photos, un photographe professionnel a eu l’idée de republier un cliché plus de 300 fois sur la plateforme. Le résultat est tout simplement intrigant !

Afin de s’assurer que les utilisateurs n’aient pas à subir les conséquences d’une éventuelle saturation, les réseaux sociaux réduisent généralement de manière automatique la taille des images que nous publions. Nombreux sont alors ceux qui n’hésitent pas à recourir à des techniques un peu particulières dans l’espoir de préserver la qualité de leurs photos.

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Crédits Pixabay

Conscient de cette réalité, le photographe Janick Entremont a mené une expérience visant à déterminer dans quelle mesure les algorithmes peuvent transformer les images que nous partageons en ligne. Pour ce faire, il a chargé un autoportrait sur Instagram, l’a téléchargé et a répété l’opération des centaines de fois.

Au bout d’environ 300 essais, il a remarqué un net changement, pour ne pas dire que la photo était devenue méconnaissable.

Une compression algorithmique à l’origine de l’altération du cliché

D’après Entremont, « la perte de qualité et la déformation de l’image sont les conséquences d’une compression algorithmique ». Comme on peut le voir, après avoir été retéléchargé plus de 300 fois, l’autoportrait a perdu « toute son identité ». D’ailleurs, pour que nous puissions nous rendre compte facilement de la « Generation loss », c’est-à-dire de l’effet de la compression appliquée par les algorithmes d’Instagram, le photographe a publié un gif résumant le processus de dégradation de son autoportrait.

Certes, ce n’est pas la première fois qu’un expert en photographie mène une telle expérimentation, mais selon toujours Entremont, son expérience révèle mieux la maltraitance de nos données numériques aussi bien sur internet que hors ligne. En fait, cinq ans plus tôt, un autre expert du nom de Pete Ashton avait fait largement parler de lui grâce à un projet intitulé « I am sitting in Instagram ». Ce dernier avait pour but de déterminer l’effet de la compression algorithmique sur une photo après 90 retéléchargements.

Attention aux réseaux sociaux !

En plus de mettre en exergue la manière dont les algorithmes d’Instagram, et donc des réseaux sociaux, traitent nos photos, l’expérience menée par Janick montre comment l’utilisation de ces plateformes en ligne peut changer la façon dont les autres nous voient. Autant dire que notre bien-être est en jeu.

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