Voilà comment la Chine compte rapporter un morceau de Lune sur Terre

Dans le cadre de Chang’e 5, une mission de recherches sur le sol lunaire, la Chine compte rapporter des échantillons du satellite naturel sur Terre, comme l’ont déjà fait la Russie et les États-Unis. Ce projet devrait être lancé, officiellement, vers la fin de cette année.

En attendant, l’agence spatiale chinoise travaille sur les stratégies qui vont être mises en œuvre depuis le recueil des éléments jusqu’à leurs analyses.

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Concrètement, le robot sera déployé dans la région lunaire où se trouve le Mons Rümker, un massif montagneux qui s’élève à environ 1100 mètres. Cet endroit intrigue les scientifiques en raison de ses caractéristiques complexes. A priori, les tactiques envisagées par la Chine, ainsi que la nature des technologies employées, semblent se rapprocher de celles des États-Unis.

Les plans de cette exploration robotisée ont été présentés dans un document de la Lunar and Planetary Science Conference (LPSC).

Une approche similaire à celle de la NASA ?

Grâce aux exploits des États-Unis et de l’Union soviétique, un grand nombre de matériaux lunaires ont pu être rapportés entre 1969 et 1972. Les programmes spatiaux de Luna, dirigés par les Soviétiques, et ceux d’Apollo, menés par les Américains, regroupaient respectivement 326,1 g et 382 kg d’échantillons recueillis sur différentes zones.

Les méthodes prévues par la Chine se rapprochent de celles de la NASA à quelques détails près. Les mesures de contrôle des risques de contamination et le recours à l’atmosphère d’azote constituent quelques exemples de ces principes reproduits par la CNSA.

En tout cas, cette mission pourrait permettre de faire avancer les recherches qui ont été, jusqu’à présent, effectuées sur les échantillons recueillis par les deux nations susmentionnées.

La sécurité avant tout

Une partie des tâches assignées à la mission Chang’e 5 concerne les mesures liées au transfert des échantillons depuis l’engin spatial à la division Ground Research Application System (GRAS). L’installation et l’aménagement des équipements, des laboratoires et des lieux d’entreposage font l’objet d’une étape à part entière.

D’autres démarches ont trait à la préparation et le prétraitement des échantillons. L’agence prévoit de les classer en quatre catégories de stockage.

À tous les stades du programme, les normes de sécurité sont minutieusement mises en exergue. Un extrait du plan original présenté par la LPSC rapporte que « tous les outils qui entrent en contact avec l’échantillon lunaire sont fabriqués en acier inoxydable, en téflon, en verre de quartz ou en matériaux de composition connue afin de contrôler strictement les facteurs qui affecteront l’analyse scientifique ultérieure ». « En plus, la teneur en eau et en oxygène de la boîte à gants, remplie d’azote pur, sera strictement contrôlée pour éviter que les échantillons lunaires ne polluent la Terre », peut-on lire dans le document.

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