Voilà comment on conduit un rover sur Mars

Comment conduire un rover sur Mars ? Voilà une question qui hante certainement l’esprit de certains d’entre nous depuis des lustres. Et alors que Perseverance s’apprête à atterrir sur la surface de la planète rouge, un ingénieur de la NASA s’est enfin exprimé sur le sujet…

Si tout se passe bien, Perseverance débarquera sur le sol martien dans moins de deux mois. Selon les prévisions de la NASA, le rover devrait atteindre sa planète cible aux alentours de la mi-février. Alors que le débarquement sur Mars approche, l’ingénieur de la NASA Evan Hilgemann a récemment fourni quelques informations relatives aux techniques au pilotage d’un tel engin, rapporte Futurism.com.  Hilgemann a intégré en 2019 l’équipe d’ingénieurs chargés de conduire le rover Curiosity à travers les paysages désertiques de Mars.

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Il est donc l’un des rares experts à posséder une certification pour assurer une telle opération.

Des caméras 3D

D’après Hilgemann, conduire à distance un rover situé à des centaines de millions de kilomètres est loin d’être un jeu d’enfant. La grande difficulté découle notamment du fait que les signaux mettent plus de 20 minutes pour voyager entre la Terre et Mars. Compte tenu de cette contrainte, le rover a été conçu pour être capable d’assurer certaines tâches tout seul.

Perserverance est ainsi équipé de caméras 3D qui lui permettent de voir ses environs proches et éloignés. Nommés « navcams », ces dispositifs sont utiles à l’équipe sur Terre pour recréer virtuellement l’environnement dans lequel le rover évolue. En conséquence, les trajets peuvent être scénarisés et planifiés à l’avance. Par mesure de sécurité, le rover doit éviter les petites roches et les terrains meubles.

Plusieurs façons différentes de conduire un rover

Toujours selon Hilgemann, il existe plusieurs techniques différentes de conduire un rover. Outre les instructions envoyées depuis la Terre, l’engin peut être piloté en utilisant une odométrie visuelle. Cette technique de pilotage requiert un arrêt de plusieurs minutes à environ chaque mètre, le temps que le rover renvoie une image de ce qu’il voit vers le centre de contrôle et que les ingénieurs décident des manœuvres à effectuer.

Enfin, il y a le mode « autonav » qui, comme son nom l’indique, transforme le rover en un véhicule autonome. Ce mode ne permet pas cependant à l’engin de se déplacer rapidement parce qu’il « doit s’arrêter fréquemment pour prendre plusieurs images et analyser des données ».

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