Voilà (encore) pourquoi le Covid-19 n’a pas pu être créé en laboratoire

Le Covid-19 est toujours là, tapi dans l’ombre. À l’heure actuelle, plus de 13 millions de cas ont été confirmés dans le monde. Le taux de mortalité est toujours aussi haut et nous approchons inexorablement des 600 000 décès. Un cap qui devrait être atteint avant la fin de l’été.

La France ne fait pas exception à la règle. Depuis l’apparition des premiers cas, plus de 173 000 personnes ont été déclarées positives. Et environ trente mille d’entre elles ont perdu la vie.

Une femme protégée par un masque

Crédits Pixabay

Face à la situation sanitaire actuelle, les états touchés n’ont eu d’autre choix que de prendre des mesures drastiques.

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Le Covid-19, un virus créé en laboratoire ?

Confinement, déplacements limités, port du masque obligatoire, autant de mesures nécessaires… mais aussi très critiquées. Notamment sur les réseaux sociaux, où les théories du complot abondent depuis plusieurs mois.

Certaines sont totalement fantaisistes – non, des antennes 5G ne se cachent pas dans l’armature de vos masques – mais d’autres ont un semblant de réalisme. Et parmi les théories les plus populaires, il y a celle qui voudrait que le virus ait été créé en laboratoire.

Une théorie finalement assez attendue, notamment lorsqu’on lorgne du côté du cinéma et des séries catastrophes. Le virus tueur créé en laboratoire a toujours été très populaire dans ce type d’oeuvres. Ce qui a également eu pour effet d’installer durablement cette idée dans l’inconscient collectif.

Si la question mérite assurément d’être posée, il suffit néanmoins et comme nous l’apprend The Conversation de se tourner vers la science pour réaliser que le Covid-19 ne diffère pas des virus présents dans la nature, autour de nous.

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Des théories fantaisistes, mais pas que

Le SRAS-CoV-2, vous le savez, se trouve tout en haut de la liste des priorités des épidémiologistes. Le virus a été séquencé et partagé publiquement un certain nombre de fois, comme ici par exemple. Et jusqu’à présent, aucun chercheur n’a trouvé de signes d’une quelconque manipulation.

C’est un point important. Modifier un virus est techniquement possible, mais l’opération laisse généralement des traces. Comme des morceaux de code ADN, par exemple. Ici, en l’occurrence, il n’y en a aucune.

Mais ce n’est pas tout. Le SRAS-CoV-2 n’est pas un virus très original. Bien au contraire, il est proche de tous les coronavirus présents chez les chauves-souris ou les pangolins et il partage ainsi la même architecture génomique globale. Alors bien sûr, il n’est pas non plus identique à ses camarades, mais il en est suffisamment proche pour prouver qu’il partage la même base commune.

Et c’est la même chose pour la fameuse protéine en pointes, une protéine qui permet au virus de s’accrocher aux cellules humaines et de les infecter.

Cette dernière a fait l’objet de bon nombre de théories fantaisistes et certains théoriciens du complot ont ainsi suggéré à de multiples reprises qu’elle était la preuve que le Covid-19 était la résultante d’un virus modifié génétiquement pour infecter des hôtes humains.

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Un virus qui a techniquement pu évoluer naturellement

Mais là encore, cette protéine n’est pas unique en son genre et d’autres coronavirus sont connus pour avoir des caractéristiques similaires, des caractéristiques obtenues lors de leur évolution.

Reste la question de son origine. Et là, en l’occurrence, ce ne sont pas les pistes qui manquent. Les épidémiologistes pensent que le SRAS-CoV-2 nous vient de la chauve-souris, mais on ignore encore de quelle espèce. Si ces animaux sont très discrets, ils sont aussi très répandus et il existe ainsi des centaines d’espèces différentes à travers le monde. Localiser l’origine du virus est donc difficile, et encore plus à notre époque où il suffit de quelques heures d’avion pour faire le tour du globe.

Toutefois, une chose reste sûre : le virus n’est pas une petite grippette sans importance. Il est dangereux et il est donc nécessaire de se protéger et de protéger ses proches, mais aussi toutes les personnes que l’on croise. Ce qui passe par l’application des gestes barrière… et par le port du masque.

Un masque qui sera obligatoire dans tous les endroits clos en France à compter du 1er août prochain.

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