Voilà où la prochaine pandémie pourrait apparaître

Grâce aux campagnes de vaccination qui sont menées actuellement aux quatre coins du globe, on commence à voir le bout du tunnel. Des chercheurs attirent toutefois notre attention sur le fait que la pandémie mondiale que nous connaissons actuellement ne sera peut-être pas la dernière. Les animaux qui transportent des virus capables de se transmettre à l’Homme sont en effet nombreux à courir dans la nature.

Pour l’heure, il est impossible de prédire quelles sont les maladies qui pourraient être à l’origine d’une nouvelle pandémie. Toutefois, ce qu’on peut faire c’est de déterminer les régions où elles risquent d’apparaître. Les chercheurs de l’université de Sydney se sont attelés à cette tâche.

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Pour ce faire, ils ont établi une liste des facteurs qui pourraient contribuer à l’incubation et à la propagation du prochain virus mortel.

Se préparer à la prochaine pandémie mondiale

Les auteurs de cette étude sont convaincus qu’une autre pandémie apparaîtra dans le futur. Pour eux, l’objectif est d’identifier les endroits où elle risque d’émerger. Le fait de savoir cela permettra en effet de prévenir son apparition ou de limiter son expansion.

« Essentiellement, ce travail tente d’identifier les plus grandes failles dans le monde moderne et mondialisé que les agents pathogènes peuvent exploiter pour se faufiler et se propager à échelle mondiale », explique Michael Walsh, auteur principal de l’étude.

L’Afrique et l’Asie en ligne de mire

Michael Walsh et son équipe ont identifié trois facteurs qui permettent de déterminer dans quelles régions du globe il est plus susceptible de voir émerger une nouvelle pandémie. Dans un premier temps, les chercheurs ont indiqué qu’il fallait se concentrer sur les endroits où la vie sauvage est menacée. La disparition de leur habitat naturel génère en effet plus de stress chez les animaux. Cela les rendrait donc plus contagieux. Qui plus est, l’urbanisation et la déforestation favoriseraient les contacts entre les animaux et les humains.

D’autre part, il faut considérer les pays avec un système de santé précaire. Pour finir, les chercheurs ont également pris en compte la présence d’aéroports internationaux. Parmi toutes les régions du monde qui sont susceptibles d’abriter des zones réunissant ces trois facteurs, ils ont cité l’Afrique et l’Asie.

Selon eux, des villes comme Mumbai (Inde) et Chengdu (Chine) sont les plus à risque, car elles attirent des touristes venant du monde entier.