Voilà pourquoi l’air humide est insupportable

Un climat chaud et humide est susceptible de rendre les efforts physiques plus pénibles. L’humidité (vapeur d’eau) de l’air en est le principal responsable. En plus d’une sensation de fatigue, une difficulté à respirer et une certaine baisse du confort se font ressentir lorsqu’elle est trop élevée. Si la cause de ces désagréments a été identifiée, le mécanisme qui les explique était encore flou aux yeux des chercheurs. 

À ce propos, la National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA) a déclaré que l’évacuation de la chaleur corporelle, via la transpiration, devient plus compliquée dans un climat avec une forte concentration de vapeur. Pour atteindre le point d’évaporation, la sueur puise dans l’énergie que dégage l’organisme pour ensuite le rafraîchir.

Une femme se prenant un seau d'eau
Image par Ryan McGuire de Pixabay 

En revanche, lorsque l’humidité ambiante est trop importante, l’eau s’évapore plus difficilement. Elle empêche alors le corps d’évacuer le surplus de chaleur.

À quel moment l’inconfort commence-t-il à s’installer ?

Il n’y a pas de seuil fixe à partir duquel le niveau de confort corporel commence à baisser. Néanmoins, la NOAA pense qu’un niveau d’humidité relative (HR) supérieur à 50 %, couplé à une température de plus de 18°C, devient source d’inconfort.

Il est à noter que le corps peut ressentir l’humidité dans l’air. Concrètement, à 10 % d’humidité, il sent que l’air est sec. A partir de 50 %, il éprouve de l’inconfort. Une certaine lourdeur se fait ressentir à 80 %. Enfin, à 100 %, la saturation se manifeste visuellement sous la forme d’une brume.

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Et pourquoi cette difficulté à respirer ?

Parfois, lorsque la température et l’humidité sont en hausse, respirer devient plus ardu. D’après le Capital Weather Gang de The Washington Post, le taux de vapeur d’eau dans l’air en est la cause. Étant également un gaz, la vapeur peut prendre du volume. À mesure que sa concentration augmente, la densité de l’oxygène diminue.

À un certain seuil, les poumons peinent à apporter suffisamment d’oxygène à l’organisme. Le phénomène met alors le corps à rude épreuve. Non seulement il endure une chaleur insupportable, mais il doit aussi faire plus d’efforts pour fournir suffisamment d’oxygène.

Selon les conditions, le corps peut relativement s’adapter. En revanche, pour s’accoutumer au climat, il a besoin de temps.

« Il faut en moyenne neuf à quatorze jours pour s’acclimater complètement, en fonction de la forme physique, de la taille du corps et de l’acclimatation antérieure. »

Larry Kenney professeur de physiologie et de kinésiologie à Penn State, relayé par Live Science