Voilà pourquoi il y a de drôles de lignes dans Google Maps

Google Maps recèle bien des bizarreries. Si vous vous rendez en Russie et que vous survolez l’oblast d’Irkoutsk, par exemple, alors vous aurez la surprise de vous retrouver face à un quadrillage s’étendant sur plusieurs dizaines de kilomètres à la ronde.

Et contrairement à ce que l’on pourrait penser, il ne s’agit absolument pas d’un bug du service.

Il y a de drôles de lignes dans Google Maps

Il y a de drôles de lignes dans Google Maps

Il faut bien l’avouer, ce quadrillage a de quoi surprendre. Situé dans l’oblast d’Irkoutsk et donc en pleine Sibérie orientale, il est proprement immense et il est bien trop régulier pour résulter d’une simple formation naturelle.

Quand des lignes apparaissent dans Google Maps

D’autant que le quadrillage s’étire sur un peu plus de quarante kilomètres en largeur et une trentaine de kilomètres en hauteur. Pour une superficie totale atteignant et même dépassant les 1200 kilomètres carrés.

Si vous connaissez bien le service, alors vous savez qu’il arrive parfois que les vues satellites de Google Maps comportent des artefacts ou même des bogues. Google ne s’appuie en effet pas sur son propre réseau de satellites pour élaborer cette vue et la firme se fournit ainsi chez plusieurs entreprises spécialisées du secteur. Ensuite, elle fait appel à des algorithmes pour recomposer les vues et les homogénéiser. Avec quelques erreurs parfois.

Ce n’est cependant pas le cas ici. Ces lignes existent bel et bien et elles sont même le résultat d’une action humaine.

En réalité, les lignes composant cet étrange damier sont de simples lignes de coupe utilisées pour la réalisation de ce que l’on appelle un levé sismique, un levé réalisé dans le cadre d’une étude sismique par réfraction.

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Un simple levé sismique

Si vous n’êtes pas familier de la chose, alors sachez que la sismique par réfraction s’appuie sur la propagation des ondes le long des interfaces situées entre des niveaux géologiques. Très utile, elle permet notamment d’obtenir une estimation du pendage des couches et d’obtenir des informations et des données sur le sous-sol.

Cette technique est utilisée dans différents cadres. Parfois, elle a pour but d’étudier simplement les couches composant le sous-sol d’une région, mais elle peut aussi avoir une utilité commerciale. En 1956, elle a ainsi permis de découvrir le gisement de pétrole d’Hassi-Messaoud, soit le plus important gisement d’Afrique. Et ce alors même que ce dernier se trouvait à une profondeur de plus de trois mille mètres.

Dans ce cas précis, on ne sait pas ce qui a poussé les pouvoirs locaux à mettre en place ce levé, mais en tout cas la technique utilisée est la même.

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