Voilà pourquoi la météo est complètement déglinguée

Au cours de ces derniers mois, les effets du changement climatique se sont beaucoup fait ressentir. En Chine par exemple, l’équivalent d’une année de pluie s’est abattu en trois jours sur Zhengzhou. Ce déluge a entraîné de graves inondations au sein de la métropole. La même chose s’est passée dans certaines régions d’Europe de l’Ouest.

Les régions du sud-ouest du Canada ont, quant à elles, vu leurs températures flirter avec celles des hauteurs du désert de Death Valley en Californie. La chaleur était telle qu’elle a fait fondre les câbles électriques. Des experts de la NASA se sont penchés sur les causes de ces changements météorologiques extrêmes. Ils ont publié un rapport dans lequel ils expliquent l’origine de ces phénomènes.

Un thermomètre
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Le chercheur Alex Ruane du Goddard Institute for Space Studies de la NASA est l’un des auteurs de cette étude. Il s’est récemment entretenu avec le site The Verge pour résumer les grandes lignes de ce rapport.

La météo affectée par le cycle de l’eau ?

Dans ce rapport, les chercheurs établissent un lien entre les changements météorologiques extrêmes et le cycle de l’eau. D’après eux, ce processus s’est intensifié au cours des derniers mois. Pour rappel, le cycle de l’eau est un phénomène naturel représentant le parcours entre les grands réservoirs d’eau liquide, solide ou de vapeur d’eau sur Terre.

« Cela inclut les océans, l’atmosphère, les nuages, la glace, les rivières ou encore les lacs », souligne Alex Ruane. Selon lui, lorsqu’on parle d’une intensification du cycle de l’eau « cela veut dire que toutes ces choses vont plus vite. »

« L’air extrait plus rapidement l’humidité des océans et de la terre. Il déplace plus d’humidité d’un endroit à l’autre de la planète. Et quand il pleut, ça peut tomber plus fort », explique-t-il.

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Des conditions météorologiques plus intenses

D’après Alex Ruane, le problème réside dans le fait qu’il y a actuellement plus d’énergie dans notre système. Cela signifie qu’il y a plus de chaleur.

« À mesure que la température augmente, il y a une augmentation globale de la quantité d’humidité que l’air essaie de retenir. Et cela signifie qu’en cas d’orage, il y a plus d’humidité dans l’air à exploiter pour une grosse averse. »

D’autre part, lorsque l’air se déplace au-dessus d’une région, il y a de fortes chances pour qu’il aspire plus d’humidité du sol.

« Ainsi, le même phénomène conduit à la fois à des précipitations et des inondations plus intenses, ainsi qu’à des conditions de sécheresse plus sévères lorsqu’elles se produisent », déclare Alex Ruane.

C’est donc tous ces phénomènes qui dérèglent notre météo.