Voilà pourquoi la Nike Vaporfly est dans le collimateur des autorités de réglementation de l’athlétisme international

Comme on le sait, la force, les compétences techniques et les équipements sont des éléments essentiels pour un sportif de haut niveau, lui permettant d’obtenir les meilleures performances possible. Toutefois, à en croire une récente affaire qui secoue la fédération internationale d’athlétisme, plus spécialement pour le marathon, les chaussures portées durant la compétition peuvent aussi faire la différence. Et c’est un problème.

Ainsi, il paraît que les athlètes chaussés de Nike Vaporfly auraient eu un avantage supplémentaire sur leurs concurrents. Ceci étant, le but du jeu n’est-il pas de montrer de bonnes performances sportives en s’aidant des meilleurs équipements ?

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Portées par les deux détenteurs des records du monde du marathon : Eliud Kipchoge pour les hommes et Brigid Kosgei pour les femmes, ces fameuses Nike Vaporfly pourraient bien être interdites par World Athletics, l’organisme qui supervise les épreuves internationales de course à pied.

Des semelles en mousse et en carbone pour une meilleure efficacité énergétique.

Conçue avec une couche de mousse et une plaque en fibre de carbone, cette chaussure de Nike s’avère être très efficace en réduisant la consommation d’énergie du coureur à près de 4 % par rapport aux autres chaussures, notamment celles d’Adidas Adizero Adios 3.

Selon le chercheur en kinésiologie et coureur professionnel Geoff Burns, « la chaussure permet de courir plus rapidement pour le même effort et la même capacité ». Par ailleurs, d’autres études indépendantes ont également confirmé cette performance des Nike Vaporfly qui propulse le coureur comme une sorte de ressort.

Aussi, pour l’épreuve masculine de marathon, Eliud Kipchoge a terminé sa course en moins de 2 heures (Vienne) tandis que Brigid Kosgei a pu améliorer le record du monde précédent de 81 secondes.

Aucune assistance ou avantage injuste… selon les régulateurs

En dépit des diverses améliorations issues par l’utilisation des nouvelles technologies, les réglementations en vigueur exigent que les chaussures de course ne doivent pas conférer « d’avantages injustes », afin qu’il y ait toujours l’équité pour tous les participants. Néanmoins, aucune norme limitant l’épaisseur de la semelle n’a été jusque-là définie par l’organisateur.

L’année dernière, World Athletics a déjà soulevé le point sur le moyen de bien concilier l’encouragement au développement de nouvelles technologies en athlétisme et la préservation des caractéristiques fondamentales du sport.

Et si certains coureurs se sont plaints face à cette inégalité au niveau des équipements, l’organisateur ne s’est pas encore prononcé sur une décision pour bannir ou non le Nike Vaporfly des courses internationales. On attend ainsi la suite de cette affaire.

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