Voilà pourquoi l’attaque du général iranien ordonné par Donald Trump fait beaucoup de bruit

La récente attaque ordonnée par le Président américain Donald Trump à l’encontre du général iranien Qassem Soleimani n’a pas manqué de faire jaser, même dans le propre camp américain.

Les réactions face à cet acte de l’armée américaine sont en effet mitigées, dans le sens où bon nombre de personnalités politiques le juge illégal.

Trump Ecologie

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Ce qui ne manque pas de remettre sur la table la question des limites que la Constitution américaine et la jurisprudence internationale octroient au Président américain dans une affaire que d’aucuns considèrent déjà comme le prémisse d’un conflit d’envergure mondiale.

Une attaque dûment justifiée selon les   États-Unis

Pour rappel des faits, ce vendredi, le Président américain Donald Trump a ordonné à l’armée d’attaquer via un drone un haut responsable au sein de l’armée iranienne alors qu’il se trouvait en Irak.

Comme on le sait, l’armée américaine, aidée de contingents internationaux, qui sont encore en Irak actuellement y mène des opérations visant à y faire régner la paix face aux foyers de djihadistes qui s’y trouvent encore. Cependant le cadre véritable de la présence de ces forces étrangères sur le sol irakien reste tout de même très flou.

Ce qui pose la question de la légitimité de cette attaque perpétrée à l’encontre d’un responsable militaire se trouvant hors de son pays. Mais ce n’est pas tout.

En effet, d’après les informations relayées, ce général iranien aurait eu l’intention de fomenter des attaques ciblant entre autres les représentations américaines et étrangères présentes sur le sol irakien. Raison pour laquelle le Président américain aurait ordonné cette attaque à titre de prévention.

Un débat sur la légalité de l’attaque ordonnée

Au niveau des États-Unis, il est clair que les prérogatives d’attaque du Président, moyennant le concours de l’armée dont il est le chef, sont justifiées si des preuves sont établies que les intérêts ou la population américaine sont visés. Mais dans ce cadre, il doit en faire part au Congrès avant de passer à l’action, ce qui n’est pas le cas ici.

Pour autant, en ce qui concerne les attaques terroristes, il vaut mieux passer par une frappe préventive à en croire l’administration américaine, au détriment du gymnastique de la légalité et la justification du bien-fondé de cette attaque qui ne manquera sûrement pas de prendre une tournure dramatique.