Voila pourquoi plusieurs moteurs de recherche retirent les plugins de sécurité en ligne d’AVG et d’Avast de leurs boutiques d’extensions

Avast et ses extensions AVG sont des logiciels d’antivirus reconnus de tous. Malgré tout, sachez que les plug-ins de sécurité en ligne que ces deux firmes proposent ont été retirés des magasins d’extensions de Mozilla Firefox et d’Opera.

Selon les explications, ces extensions « collectent inutilement en masse des données sur l’historique de navigation des utilisateurs qui en font usage » en pus d’autres types de données personnelles. Et c’est le créateur d’Adblock Plus, Wladimir Palant, qui a remonté le problème en octobre dernier.

Sécurité web

Ces soucis concernant la collecte de diverses données personnelles par Avast et AVG, qui ne seraient en fin de compte pas nécessaires au bon fonctionnement de leurs plug-ins action a ainsi encouragé Mozilla Firefox et Opera à passer à l’action. Par contre, les extensions sont encore disponibles dans la boutique dédiée à Google Chrome.

Ce que l’on reproche à ces extensions de sécurité en ligne

Malgré le fait que Google ait décidé de garder ces extensions, leur retrait chez Mozilla et Opera est bien expliqué.

Selon Palant, l’usage d’outils de développement d’examen du trafic réseau a permis de constater que les extensions d’Avast et d’AVG collectent inutilement des données en masse dans l’historique des utilisateurs. Allant des URL aux pages déjà visitées, en passant par le code pays, et même les informations concernant la version du système d’exploitation, tout y passe.

Ainsi, la tâche de base des extensions qui est « de sécuriser votre navigation était largement dépassée », selon le créateur d’Adblock Plus. Et lorsqu’il a publié ces propos en octobre dernier, la politique de confidentialité d’Avast indiquait bien cette collecte de données. Cependant, ces indications ne sont actuellement plus visibles.

En outre, la question de la durée de leur stockage dans chaque version des extensions n’a pas été abordée. Et jusqu’à maintenant, personne chez Avast n’a voulu répondre à une demande de commentaire concernant le sujet, selon Gizmodo.

Une collecte en masse de données s’apparentant à de l’espionnage

D’après les déclarations de Palant, collecter autant de données d’utilisateurs relève de l’espionnage. Il souligne même que c’est une violation des conditions que Mozilla, Opera ou même Google font signer aux développeurs d’extensions tels qu’Avast ou AVG. Raison pour laquelle les deux premiers ont supprimé les extensions de sécurité de leurs boutiques.

Malgré tout cela, les extensions sont encore disponibles dans la boutique de Google et il n’est pas clair pour le moment pourquoi elles sont encore là. Cependant, toujours selon Gizmodo, un porte-parole d’Avast aurait indiqué que la société est sur le point de résoudre le problème et des discussions ont peut-être eu lieu entre les parties pour conserver ces extensions sur la boutique de Chrome.

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