Rivian ne compte pas se laisser faire par Tesla

Rivian, le nouveau constructeur américain de véhicules électriques, fait actuellement l’objet d’un procès, intenté par Tesla auprès de la Cour supérieure de la Californie, pour vols de secrets industriels. Des secrets de fabrication que Rivian utiliserait dans la conception de ses véhicules électriques et dont l’entreprise aurait pris connaissance via les ex-employés de Tesla qu’elle a embauché.

Face à cette accusation, Rivian vient de présenter ses moyens de défense et estime que les faits évoqués par Tesla ne sont pas suffisants pour justifier une action en justice.

Le marteau d'un juge

Photo d’Arek Socha. Crédits Pixabay

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Rivian précise d’ailleurs que l’unique but de Tesla est de porter atteinte à sa réputation.

Motifs de l’action en justice insuffisants, selon Rivian

Selon Rivian, les chefs d’accusation évoqués par Tesla ne justifient aucunement une action en justice. Rivian indique également que Tesla « ne fait que spéculer et ne présente pas de vrais faits » dans cette affaire. Ainsi, « la Cour ne devrait pas considérer des spéculations du type de celles qui ont été présentées dans la plainte de Tesla », ajoute Rivian.

Elle demande alors le rejet de la plainte par le juge tout en soulignant que dans sa globalité, la plainte ne contient pas de faits relatifs à un « vol de secrets commerciaux » et qu’aucun des secrets évoqués par Tesla n’a été identifié dans la base des données de Rivian.

Pour information, l’action de Tesla est, en fait, ouverte contre Rivian et quatre ex-employés d’Elon Musk qui ont rejoint la concurrence depuis. Selon Tesla, ces employés auraient violé la politique de confidentialité de la société en divulguant des informations industrielles à une entreprise concurrente.

Tesla chercherait-il à dénigrer Rivian ?

D’après les avocats de Rivian, la plainte de Tesla est assimilée non seulement à une « tentative inappropriée et malveillante » dans le but de porter atteinte à la réputation de la marque, mais également pour intimider des salariés qui envisageraient de quitter l’entreprise pour l’autre bord.

Rivian souligne alors que l’entreprise dispose « des politiques et des procédures rigoureuses pour s’assurer qu’elle n’obtient pas d’informations confidentielles d’autres entreprises lors de l’embauche des employés ».

On attend donc de voir la suite de ce feuilleton juridique, les moyens de défense de Rivian ayant été présentés ce lundi 10 août à la Cour. Pour sa part, Tesla a jusqu’ici gardé le silence et n’a pas fait de commentaire.

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