Désolé, vous ne pouvez pas tromper la mort

Une récente étude menée par des chercheurs venant de 42 institutions dans 14 pays a récemment fourni de nouvelles informations sur la théorie du vieillissement et, plus précisément, sur « l’hypothèse du taux invariant de vieillissement ». Le résultat de leur étude suggère que chaque espèce a un taux de vieillissement relativement fixe.

Depuis toujours, l’être humain recherche le secret de la vie éternelle. D’ailleurs, ce sujet a longuement été débattu par les scientifiques, les artistes, les philosophes et toute personne dans la société. Mais les conclusions de l’étude ont révélé que quels que soient nos revenus, notre culture ou notre relation, nous sommes tous voués à mourir.

Le regard d'une personne d'âge mûr
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Et ce, même si nous échappons à des maladies ou à des accidents. Selon les scientifiques, nous ne pouvons pas échapper à notre détérioration biologique. Néanmoins, en guise de consolation, les chercheurs ont découvert que l’espérance de vie et l’égalité de la durée de vie ont considérablement augmenté.

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« La mort humaine est inévitable »

L’étude a été dirigée par Fernando Colchero, de l’Université du Danemark du Sud, et Susan Alberts, de l’Université Duke en Caroline du Nord.

Selon Colchero, « la mort humaine est inévitable. Peu importe combien de vitamines nous prenons, à quel point notre environnement est sain ou combien nous faisons de l’exercice, nous finirons par vieillir et mourir ».

Les chercheurs ont analysé la relation entre l’espérance de vie et l’égalité de la durée de la vie. La première est l’âge moyen auquel les individus meurent dans une population. Tandis que la seconde fait référence à la concentration des décès autour des âges plus avancés. Les résultats ont révélé qu’à mesure que l’espérance de vie augmente, l’égalité de la durée de vie augmente également.

La science médicale pourrait réussir à réduire le taux de vieillissement

Selon Colchero, « l’espérance de vie a considérablement augmenté et continue d’augmenter dans de nombreuses régions du monde. Mais ce n’est pas parce que nous avons ralenti notre rythme de vieillissement. La raison en est que de plus en plus de nourrissons, d’enfants et de jeunes survivent, ce qui augmente la durée de vie moyenne ».

Les chercheurs en ont conclu que les humains, mais aussi d’autres espèces de primates exposées à des environnements différents, réussissent à vivre plus longtemps en réduisant la mortalité infantile et juvénile. Toutefois, ils préviennent que « cette relation ne tient que si nous réduisons la mortalité précoce et non en réduisant le taux de vieillissement ». Enfin, les scientifiques soulignent que « tout n’est pas perdu. La science médicale a progressé à un rythme sans précédent, alors peut-être que la science pourrait réussir ce que l’évolution n’a pas pu : réduire le taux de vieillissement ».

Mots-clés biologie