Vous travaillez peut-être pour Google sans le savoir !

Google est à l’heure actuelle une des plus grosses boites du web. Elle emploie effectivement un peu plus de 57 000 personnes réparties aux quatre coins du monde et elle a même réalisé 66 milliards de dollars de chiffre d’affaires en 2014 avec 14,44 milliards de bénéfices. Pas mal, non ? Certes, et le plus incroyable c’est qu’il y a de grandes chances que vous travailliez pour la firme sans le savoir.

Gmail est désormais utilisé par plus d’un milliard d’utilisateurs à travers le monde et il y a de fortes chances que vous possédiez vous aussi un compte sur la plateforme.

Travail Google

Google embauche des millions de personnes sans qu’elles ne le sachent.

Si c’est le cas, alors vous devez savoir que la procédure d’inscription est assez simple car l’internaute n’a qu’à indiquer son nom, son prénom et d’autres informations du même genre pour créer son profil.

Tous les captchas ne se valent pas

Toutefois, pour valider la création de son compte, il doit aussi saisir deux captchas afin de prouver qu’il est bien un être humain et pas un simple programme informatique.

Gmail n’est évidemment pas le seul à utiliser cette méthode pour vérifier l’identité de ses utilisateurs mais il va un peu plus loin que ses concurrents.

En réalité, le second captcha n’a pas le même rôle que le premier. Les données saisies par les internautes sont utilisées pour alimenter différents services de la firme. Parfois, il affiche des noms de rues pour Maps ou encore des extraits tirés de textes anciens numérisés avec Books.

Les données saisies par les internautes permettent donc d’enrichir ces services et ce n’est pas du goût de Gabriela Rojas-Lozano, une habitante du Massachusetts. Pas du tout même puisqu’elle a décidé d’attaquer la firme en justice en lançant un recours collectif.

Une utilisatrice a réclamé 5 millions de dollars à Google

Elle propose donc aux autres internautes de se joindre à elle et de porter plainte contre le géant américain.

Pour quelle raison ? Tout simplement parce qu’elle n’a reçu aucune compensation financière en échange de ses quelques secondes de travail. Elle part effectivement du principe que le second captcha s’apparente à du travail dissimulé et elle estime ainsi que la firme doit la dédommager en conséquence. La plaignante réclamait ainsi cinq millions de dollars.

Mais voilà, pour son plus grand malheur, la juge fédérale en charge de l’affaire a finalement décidé de rejeter la plainte, arguant que ce fameux captcha profite avant tout aux internautes puisque les services de Google ne sont pas payants.

Le bon côté de la chose, c’est que nous allons tous pouvoir enrichir notre CV avec cette incroyable expérience.