Voyager 1 a détecté quelque chose dans l’espace interstellaire

Voyager 1 a beau commencer à accuser son âge, la sonde est toujours vaillante et elle continue encore aujourd’hui à nous communiquer de nombreuses données. Elle vient d’ailleurs de faire une étrange découverte.

Voyager 1 a quitté notre planète le 5 septembre 1977 et elle vient donc de fêter son 43e anniversaire dans l’espace. A l’origine, elle avait pour but d’utiliser les planètes externes du système solaire, des planètes comme Jupiter ou encore Saturne.

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Durant toutes ces années, Voyager 1 et sa jumelle Voyager 2 nous ont permis de réaliser d’importantes découvertes, notamment sur le fonctionnement de la grande tache rouge de Jupiter, ou encore sur les anneaux de la planète Saturne.

Voyager 1, une sonde qui n’est pas toute jeune

Sans elles, nous n’en saurions donc pas autant sur notre propre système.

Mais leur mission ne s’est pas terminée lorsqu’elles ont quitté la zone d’étude visée par la NASA. En dépit de leur âge, Voyager 1 et Voyager 2 sont toujours fonctionnelles et leurs instruments continuent à collecter des données sur leur environnement.

Mieux encore, en 2012, Voyager 1 a même quitté l’héliosphère – la zone d’affluence de notre étoile – et elle a ainsi fait ses premiers pas dans le milieu interstellaire. Avant elle, aucune sonde n’avait été aussi loin.

Alors bien sûr, les jours de Voyager 1 sont comptés. Elle épuise progressivement son énergie et elle ne sera plus en mesure de transmettre de données en 2025. Toutefois, en attendant, elle reste fonctionnelle et elle vient justement de capter un étrange signal.

Un signal repéré dans l’espace interstellaire

Jusqu’à présent, nous pensions que l’espace interstellaire était une zone vide, mais il semblerait que ce ne soit pas forcément le cas.

En analysant les dernières données transmises par la sonde, des astronomes ont en effet repéré un étrange bourdonnement constant, un bourdonnement dont l’origine remonte à 2017 et qui proviendrait d’après eux d’ondes plasma :

“Il est très faible et monotone, car il est dans une bande passante de fréquence étroite. Nous détectons le léger bourdonnement persistant du gaz interstellaire.”

Stella Koch Ocker – Université Cornell – Eurekalert

Un bourdonnement qui pourrait nous en apprendre beaucoup sur la zone entre les systèmes stellaires

En soi, ce bourdonnement n’a rien de surprenant. L’aura des étoiles dépasse leur propre système et il est donc logique de détecter de tels signaux dans l’espace interstellaire. Reste que jusqu’à présent, nous n’en avions pas identifié et cela rend donc la découverte faite par Voyager 1 extrêmement importante.

En effet, ce signal prouve qu’il pourrait y avoir plus d’activité dans le milieu interstellaire que ce que nous pensions. Et il pourrait même nous aider à mieux comprendre les interactions entre le vent solaire et le milieu interstellaire.

La recherche complète a été publiée dans la revue Nature Astronomy.

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