Watch Dogs Legion, Far Cry 5… Pour un ancien d’Ubisoft, tous les jeux ont un message politique

Que l’on apprécie ou pas les jeux proposés par Ubisoft, beaucoup d’eux s’attaquent à des sujets sensibles. Alors que Watch Dogs Legion fera la part belle à l’espionnage de masse à travers les dérives des nouvelles technologies ou que Far Cry 5 dénonçait le suprématisme blanc, beaucoup diront que tout art est politique – donc l’art vidéoludique. Mais Ubisoft, gros studio aux millions de dollars est-il du même avis suite aux messages de ses jeux ? Il semblerait bien, si l’on en croit Alex Hutchinson, ancien de la société qui a notamment dirigé Assassin’s Creed 3 et Far Cry 4. C’est lors d’une interview pour EGM que l’homme s’est exprimé à ce propos.

Selon Alex Hutchinson, les jeux signés Ubisoft sont bien politiques. Du moins dans le fond.

Crédit : Ubisoftwatch dogs

Car ce dernier explique également que les dirigeants d’Ubisoft ne souhaitent pas que les employés s’expriment à ce propos.

Ubisoft fait dans le politique… sans que cela ne soit dit !

Dans Watch Dogs Legion, les premières images nous ont dévoilé un Londres proche de nous dans lequel le gouvernement exerce une surveillance de masse. Surveillance déjà dénoncée par des associations, notamment face à la montée de technologies comme la reconnaissance faciale – déjà utilisée en Chine, connu pour ses lois liberticides et sa censure. Mais ce n’est pas le seul jeu au message politique puisque Far Cry 5 mettait le joueur face à des suprématistes blancs, un extrême dont la présence se fait de plus en plus forte.

Et lors d’une interview, Alex Hutchinson, qui a dirigé plusieurs jeux Ubisoft, explique que tous les jeux du studio sont politiques. Seulement voilà : les dirigeants ne souhaiteraient pas que cette démarche soit connue.

Ubisoft n’est pas une chose monolithique, chaque équipe est différente. Elles savent très bien que leurs créations sont politiques. Mais les dirigeants empêchent qu’ils en parlent.

Il est peu étonnant que les dirigeants d’une telle multinationale qu’Ubisoft ne cherchent pas à se pencher sur des questions politiques, malgré le fond des jeux. Comme toute forme d’art, l’industrie vidéoludique semble donc engagée à travers la voix des équipes, pas toujours mises en lumière. Les joueurs risquent d’y réfléchir à deux fois la prochaine fois qu’ils seront face à un titre estampillé Ubisoft !