Watch, la nouvelle plateforme vidéo de Facebook

YouTube détient presque un monopole sur le marché de la vidéo en ligne. Jusqu’à présent, l’hégémonie de la plateforme vidéo de Google n’a jamais vraiment été remise en cause.

Les internautes se ruent majoritairement vers YouTube, même après la création et l’expansion plus ou moins mitigée de Dailymotion, appartenant à une entreprise française du même nom.

YouTube semble donc indétrônable, au même titre que Google l’est en tant que principal moteur de recherche. L’équipe de Mark Zuckerberg a néanmoins décidé de se retrousser les manches. Facebook a lancé à l’échelle mondiale Watch, la plateforme qui va concurrencer celle de Google.

La grande question pour Facebook est : quelle stratégie faut-il adopter pour ne pas rester, comme Dailymotion, après plusieurs années d’effort dans l’ombre de YouTube ?

Les incitations financières : un modèle économique incontournable

Le principe est clair : les utilisateurs qui postent des vidéos populaires auront droit au pourcentage des revenus publicitaires générés.

Ces contenus seront jugés selon le nombre de vues, potentiellement aussi selon les likes et les commentaires. Les vidéos doivent en même temps se conformer aux conditions générales d’utilisation.

L’entreprise de la Silicon Valley mène actuellement cette politique d’incitations financières dans 5 pays. Elle prévoit de l’étendre dans d’autres pays à l’automne. Tout cela représente déjà un investissement coûteux à Facebook, mais l’équipe de Mark Zuckerberg estime, à juste titre, que c’est un passage obligé pour captiver l’audience internationale.

Sur quel type de contenus faire de la pub ?

De manière générale, pour que les publicités ne soient pas envahissantes, elles apparaissent séparément des contenus vidéo. Watch devra en outre gérer les annonces jugées inopportunes ou choquantes par les utilisateurs. De nombreuses vidéos des incendies ayant ravagé la Californie sont postées sur YouTube et les internautes s’offusquaient des annonces qui les accompagnaient.

YouTube a dû déplacer des montagnes pour sélectionner les contenus vidéo sur lesquels les annonces pourraient désormais être diffusées. Cela satisfait les utilisateurs, mais provoque le mécontentement des annonceurs. Watch se retrouve de fait aussi devant le même dilemme. Par exemple : est-il acceptable que la vidéo d’une fusillade soit accompagnée d’une annonce publicitaire ?

Watch fait logiquement de l’Europe une priorité absolue : c’est l’un des plus grands marché du monde, un marché où les gens sont très friands de réseaux sociaux.

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