Watson va apprendre à lutter contre les cybermenaces

Pour encourager les entreprises à intégrer Watson dans leur programme de sécurité, IBM a lancé une version bêta du dispositif spécialement optimisée pour lutter contre la cybercriminalité. Plusieurs organisations ont déjà commencé à tester cet outil. On cite par exemple le California Polytechnic State University, Sumitomo Mitsui Banking Corporation ou encore l’Université de Rochester Medical Center.

Très bientôt, une quarantaine d’organisations auront le plaisir de s’appuyer sur cette nouvelle version pour se mettre à l’abri des cybermenaces. Pour cela, de nombreux secteurs sont concernés comme la banque, le voyage, l’énergie, l’automobile, les soins de santé, l’assurance, et l’éducation.

Watson Cybermenace

Watson va apprendre à lutter contre les cybermenaces.

Les capacités de l’ordinateur cognitif et notamment la cybersécurité ont été évoquées par David Kenny il y a quelques mois, actuellement, il s’agit de les mettre à l’épreuve.

Un outil doté d’une énorme quantité d’informations

IBM s’est déjà préalablement préparé en commençant par intégrer une énorme quantité de données sur Watson. En effet, 15 000 documents se portant sur la sécurité informatique ont été intégrés tous les mois durant l’automne dernier.

L’intégration et la contextualisation de ces informations ont pour objectif d’aider le système à comprendre ce qu’est une menace, ce qu’il fait et les indicateurs qui y sont liés. Watson combine alors les données structurées (comme des événements de sécurité) avec les données non structurées (les blogs et les rapports de recherche).

Pour appuyer leur argument sur l’importance de la contextualisation, le groupe a pris comme exemple le terme ransomware.

Un apprentissage progressif

En procédant de la sorte, Watson aurait donc tout de suite compris que le mot a un lien avec “Ransom”, nom porté par plusieurs villes. Il aurait ensuite reconnu que la commande a un rapport avec un lieu. Les chercheurs ont ajouté une définition de rançongiciel et Watson a tout de suite connecté les requêtes avec la cybersécurité.

L’évolution de Watson se fait étape par étape. Selon Caleb Barlow, vice-président de la division sécurité d’IBM “cela ressemble à l’apprentissage humain, il y a des choses qu’il est capable de faire à l’école primaire, au collège et au niveau professionnel, Watson va suivre ce même chemin.” La première chose qu’il fera est d’apprendre le langage propre à la sécurité informatique.

Il donnera un coup de pouce à différentes organisations en leur fournissant des rapports et des recommandations. Il identifiera également si un événement aurait un lien ou non avec des malwares et rappellera l’expérience en relation avec ces menaces. Il entrera enfin à terme en action contre les cybercriminels en aidant les entreprises et les éditeurs dans l’analyse des événements de sécurité.

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