We-Vibe : l’affaire du sextoy espion n’est pas encore bouclée

Standard Innovation se trouve dans la tourmente depuis l’année dernière, et plus précisément depuis que des hackers émérites ont réalisé que le We-Vibe avait la fâcheuse tendance à envoyer des informations confidentielles en direction des serveurs du fabricant de sextoys. Le dossier n’est visiblement pas près de se refermer. Pas encore du moins.

Encore peu connue en France, cette entreprise est pourtant une figure emblématique de la Sex Tech outre-Atlantique.

Piratage sextoy

Histoire de surfer sur la tendance, elle a lancé l’année dernière deux produits connectés pensés pour les femmes : le We-Vibe Classic et le We-Vibe 4.

Standard Innovation, toujours dans la tourmente

Très intelligents, ces produits embarquent de nombreux capteurs et un vibreur capable de délivrer des vibrations de diverses intensités. Grâce à leur module de communication, ils peuvent également être pilotés à distance par le biais d’une application développée spécialement pour l’occasion.

Lors de la dernière Defcon, plusieurs experts en sécurité ont analysé cette fameuse application et ils ont alors réalisé que cette dernière avait la fâcheuse tendance à transmettre des informations confidentielles au fabricant de ces sextoys, des informations portant notamment sur les usages des propriétaires de ces produits.

Standard Innovation n’a pas cherché à nier les faits et l’entreprise a ainsi publié rapidement un communiqué pour donner son point de vue et rassurer ses utilisateurs. Elle a notamment insisté sur le fait que ces données étaient totalement anonymisées avant d’être transmises et qu’elles étaient surtout utilisées pour améliorer les performances des produits de la marque.

Manque de chance pour la société, une cliente américaine n’a pas été très sensible à cet argument et elle a décidé de déposer une plainte quelques semaines plus tard. Pire, elle a été rapidement rejointe par une seconde cliente de l’entreprise.

Une nouvelle affaire au Royaume-Uni ?

L’entreprise n’a pas réussi à éviter le procès et elle a été condamnée en mars dernier à verser la somme de dix mille dollars à tous les clients concernés.

Standard Innovation pensait sans doute que l’affaire allait se limiter au continent américain, mais cela risque de ne pas être le cas. Une Britannique a en effet contacté l’entreprise afin de faire valoir ses droits, mais cette dernière n’a pas accédé à sa demande. En conséquence, la femme a pris la décision d’embaucher un avocat pour se faire représenter.

Pour ne rien arranger, le cabinet sélectionné par ses soins prétend avoir été approché par d’autres clientes de l’entreprise, des clientes visiblement prêtes à déposer une plainte devant un tribunal britannique.

Rien n’est encore fait pour le moment, mais Standard Innovation risque de devoir faire face à une nouvelle affaire, une affaire qui pourrait bien évidemment avoir des conséquences désastreuses pour la société.

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