Web Scraping : Facebook poursuit deux entreprises en justice pour avoir mené des campagnes de récupération de données

Facebook a visiblement une dent contre le scrapping. La firme a en effet annoncé le jeudi 01er octobre 2020 qu’elle a intenté une action en justice contre deux entreprises qui ont mené une opération internationale de grattage de données.

Les entreprises en question, BrandTotal et Unimania, auraient effectivement transgressé les règles de Facebook en recueillant des données d’utilisateurs à des fins d’ « intelligence marketing », rapporte TechCrunch.

Crédits Unsplash

Facebook n’aurait d’ailleurs pas été la seule plateforme visée puisque ces campagnes de « grattage de données » ont aussi été menées sur Instagram, Twitter, Amazon, LinkedIn et YouTube.

BrandTotal et Unimania proposaient différents services aux internautes

BrandTotal se définit comme une entreprise proposant une veille concurrentielle en temps réel pour donner une plus grande visibilité aux équipes de médias, d’informations et d’analyses sur la stratégie numérique et les campagnes payantes de leurs concurrents.

Ces informations permettraient ainsi aux clients de surveiller les tendances et les menaces des marques émergentes, mais aussi de modifier l’allocation de leur budget pour optimiser leurs publicités, leurs messages et accéder à de nouvelles opportunités.

Quant à Unimania, elle exploite des applications qui prétendent offrir aux utilisateurs de nouvelles manières d’accéder à leurs comptes de médias sociaux. Par exemple, visualiser Facebook via une interface Web mobile, voir en même temps son compte Facebook aux côtés des autres comptes de réseaux sociaux ou encore voir des stories Instagram en mode anonyme.

Des extensions récoltaient en douce les informations personnelles des utilisateurs

Facebook s’attaque particulièrement à deux extensions de navigateur proposées par les entreprises, Ads Feed pour Unimania et UpVoice pour BrandTotal. Selon Facebook, ces deux extensions ont violé ses règles contre le web scrapping et ses conditions de service, car lorsque les utilisateurs installaient ces extensions et se rendaient sur Facebook, par exemple, ces extensions installaient à leur tour des programmes automatisés qui récupèrent leurs données personnelles comme leur nom, leur identifiant, leur sexe, leur date de naissance, leur situation matrimoniale, leur localisation ainsi que d’autres informations.

Ces données seraient par la suite envoyées à un serveur partagé par les deux entreprises.

Pour rappel, Facebook n’en est pas à son premier procès de l’année. L’entreprise s’efforce effectivement de sévir contre toute entreprise menant ce type de campagnes ou qui nuiraient à la confidentialité des utilisateurs, pas spécialement par égard pour ses utilisateurs, mais surtout pour éviter de payer de lourdes amendes comme l’amende de 5 milliards de dollars qu’il a dû verser en 2019 à la FTC pour ne pas avoir assez protégé la confidentialité de ses utilisateurs.