WhatsApp a contribué à arrêter plusieurs trafiquants de drogue

Selon les informations données par la police britannique, une photo partagée sur WhatsApp leur a permis d’aboutir à 11 condamnations pour trafic de drogue. L’image fait partie du contenu d’un téléphone saisi lors d’une descente effectuée dans la ville de Brigend (Pays de Galles).

Au cours de ladite descente, de la cocaïne et une importante quantité de cannabis ont été également saisies. Des messages enregistrés dans le téléphone ont également permis d’affirmer que l’appareil a été utilisé pour vendre de la drogue.

L’image montre une partie de la main d’un homme tenant une tablette de comprimés d’ecstasy. Bien que la photo n’affiche qu’une portion de doigt, cela a suffi aux services de police pour extraire une empreinte partielle permettant de confirmer le lien avec un suspect présumé.

Cette approche, considérée comme « révolutionnaire » par les représentants de la police, est en tout cas la première du genre dans les enquêtes criminelles au Pays de Galles.

Les médias sociaux à la rescousse de la Police

En marge des récentes affaires liées à la confidentialité et au traitement des données personnelles qui secouent les réseaux sociaux, cette information ne manquera pas de raviver l’attention du public.

Mais qu’on se rassure, WhatsApp n’a pas coopéré avec la police pour permettre l’avancement de l’enquête, les données obtenues ont été accessibles depuis le téléphone lui-même.

WhatsApp est connu pour les possibilités de chiffrement bout-en-bout et le cryptage de ses messages et des photos partagées. Cela rend difficile, voire impossible, la collecte à distance. La plateforme, appartenant à Facebook, a par ailleurs récemment rassuré ses utilisateurs qu’ils sont à l’abri d’une utilisation frauduleuse de leurs contenus.

Un réseau de distribution de substances illicites sous les verrous

Selon Dave Thomas, un porte-parole de la police, c’est la première fois qu’une photo est mise à contribution pour fournir des preuves d’empreintes digitales. Cela ouvre la voie à une possibilité pour utiliser les images et autres documents issus de médias sociaux pour l’identification et la poursuite de criminels.

Pour le moment, les investigations ont permis de mettre la main et de démanteler un réseau de distribution de drogues et de localiser un compte appartenant à un concessionnaire contenant l’équivalent de 28.500 dollars en bitcoins.

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