WhatsApp n’est plus en odeur de sainteté en Chine

Mark Zuckerberg et ses services ne sont pas les bienvenus en Chine. Après Facebook et Instagram, c’est au tour de WhatsApp d’être bloqué par le gouvernement chinois. Toutefois, le blocage était partiel et il a duré seulement quelques heures. Ainsi, les utilisateurs pouvaient toujours accéder aux messages, mais ils n’avaient plus la possibilité d’échanger de photos, des vidéos ou même des pièces jointes.

Selon le New York Times, le blocage a été mis en place mardi dernier, mais l’application est redevenue 100 % opérationnelle au matin du 19 juillet.

WhatsApp Londres

Ce blocage temporaire pourrait cependant devenir total si on se fie à la politique actuelle du pays.

Pékin continue sa politique de censure

Ce n’est effectivement pas la première fois que les dirigeants chinois décident de bloquer un réseau social. Ils l’ont déjà fait avec Facebook en 2009, puis avec Instagram en 2014.

Cela fait des années que la Chine s’acharne à garder le contrôle sur internet en raison de l’influence que pourraient potentiellement avoir les sites sur sa population. Pékin n’a ainsi eu de cesse à trouver de nouvelles solutions pour renforcer ses mesures de censure et de restriction à l’encontre du web. Aujourd’hui, les dirigeants obligent même les sociétés étrangères à stocker leurs données sur le territoire chinois et plus ailleurs.

Actuellement, le gouvernement redouble de vigilance vis-à-vis des réseaux sociaux, notamment à l’approche du prochain Congrès du parti Communiste. Depuis des jours, toutes les photos et publications en rapport avec la mort de Liu Xiaobo, principal opposant au parti, sont censurées.

Bientôt plus de WhatsApp en Chine ?

L’Empire du Milieu est connu pour adopter une politique très restrictive contre les réseaux sociaux. Pour preuve, le cas de WhatsApp n’est pas isolé. Il est même indulgent comparé à ce qui est arrivé à Facebook, Instagram et sans oublier Twitter, Google et Gmail. Tous ont été totalement bloqués par le gouvernement chinois. Si WhatsApp a été toléré jusqu’ici, c’est parce que les utilisateurs de l’application sont minoritaires dans le pays.

Il semblerait bien que la situation soit  sur le point de changer pour le dernier produit de Mark Zuckerberg encore accepté sur le territoire chinois. Si on en croit les analystes, ce blocage de quelques heures pourrait être le prélude d’une censure complète dans un futur proche.

Facebook, dont WhatsApp est une filiale, n’a pas souhaité faire de commentaire sur le blocage de son application de messagerie.