WhatsApp fortement critiqué par le gouvernement britannique

Lors de l’attentat qui a récemment eu lieu à Londres, les terroristes ont utilisé WhatsApp pour s’échanger des informations. L’application de messagerie mobile offre une garantie de sécurité absolue à ses clients. Elle assure qu’aucune autorité ne pourra accéder aux conversations entre les utilisateurs de l’outil. Elle indique également ne pas conserver les messages. Ces derniers pourraient pourtant faire avancer les enquêtes suivant les attaques terroristes.

Quelques minutes avant sa double attaque, Khali Masood, l’auteur de l’attentat de Londres, a utilisé WhatsApp. Cette information a d’ailleurs été confirmée par la Ministre britannique de l’Intérieur à l’occasion d’une entrevue menée par Sky News.

WhatsApp Londres

WhatsApp n’est plus en odeur de sainteté au Royaume-Uni.

Compte tenu du contexte de l’affaire, les autorités veulent donc pouvoir accéder au contenu des messages échangés. Le système de chiffrement de WhatsApp est du coup remis en cause une fois de plus.

WhatsApp est dans le collimateur des autorités britanniques

Ce n’est en effet pas la première fois que l’entreprise fait face à une telle controverse. L’année dernière, le gouvernement brésilien avait choisi de bloquer l’application sur tout le territoire dans le cadre de la lutte contre le trafic de drogues.

Ce dimanche, sur la BBC, la Ministre de l’Intérieur a jugé « totalement inacceptable » le fait que WhatsApp ne communique pas les informations demandées aux autorités. Pire, elle a même accusé la plateforme d’offrir un refuge aux terroristes.

Elle estime ainsi que les communications des personnes suspectées d’actes terroristes ne devraient pas pouvoir échapper aux services de renseignement. D’autant que ces données pourraient fournir d’importants indices aux enquêteurs, notamment sur l’identité d’éventuels complices.

Par ailleurs, WhatsApp n’est pas la seule dans le viseur. « Nous devons nous assurer que les entreprises comme WhatsApp – et il y en a beaucoup d’autres comme celle-là – ne fournissent pas de cachette où les terroristes puissent communiquer entre eux », a indiqué la Ministre.

Ainsi, les autres solutions logicielles offrant un chiffrement des conversations sont également visées.

WhatsApp va-t-il céder à la pression ?

Le lendemain de l’attaque, Neil Basu, un haut responsable de la lutte antiterroriste britannique a fermement déclaré : « Nous sommes déterminés à comprendre si Masood était un acteur isolé inspiré par la propagande terroriste ou bien si d’autres personnes l’ont encouragé, l’ont soutenu ou lui ont donné des instructions. »

En 2011, RIM, la société constructrice des téléphones BlackBerry a connu un cas plus ou moins similaire. L’application BlackBerry Messenger a été ciblée par les médias britanniques lors des émeutes dans la banlieue de Londres. Le service constituait une cachette pour s’envoyer gratuitement des messages, à l’insu des forces de l’ordre.

RIM avait alors été obligée de coopérer.

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