WhatsApp perturbé par le gouvernement chinois

Pékin cherche à exercer plus de contrôle sur la toile en vue du remaniement du Parti communiste qui devrait avoir lieu à la mi-octobre. La perturbation du service de messagerie WhatsApp en est une illustration. Les censeurs chinois ont effectivement perturbé l’utilisation de cette messagerie par les usagers, et ce, durant tout le week-end.

WhatsApp n’est pas le premier service internet à faire face à cette mesure de censure. D’autres avant lui, à l’instar de Twitter, Facebook et Google, ont déjà subi ce genre d’actions de la part de l’Empire du Milieu. Ces perturbations impactent non seulement sur les communications en interne des usagers, mais aussi en externe et les coupent du reste du monde.

WhatsApp Londres

L’ONG internationale Open Observatory of Network, qui a pour mission de détecter les opérations de censure, a estimé que cette censure de WhatsApp a débuté ce dimanche et qu’elle est menée par le gouvernement chinois.

Un blocage visant à éviter les remous politiques

Le mercredi 27 septembre 2017, le blocage a semblé se résoudre puisque les échanges téléphoniques et de messagerie ont pu se faire de nouveau librement. Néanmoins, l’envoi de fichiers audio ou encore photos prend encore du temps ou s’avère tout bonnement impossible.

Cette censure opérée par la Chine survient à peine quelques semaines avant le début du dix-neuvième Congrès du Parti Communiste Chinois. Ce dernier se tiendra le mercredi 18 octobre. Lors de ce congrès, il est prévu que Xi Jinping prolonge son mandat de cinq années. De même, il y aura lieu un renouvellement de la direction.

L’administration chinoise serre la vis

Cette restriction aurait ainsi pour objectif d’éviter de créer le moindre remous au cours de cet évènement. Pour le moment, on sait que WhatsApp n’a subi aucune censure définitive. Toutefois, si cela devait arriver, ce service de messagerie serait alors remplacé par WeChat, l’équivalent chinois de WhatsApp.

Le gouvernement chinois ne s’est pas arrêté sur les réseaux sociaux. Il a aussi supprimé de nombreux fichiers et a infligé des amendes conséquentes aux entreprises du net siégeant sur son territoire accusées par l’Administration de l’internet de répandre des contenus immoraux, mais aussi dangereux pour la sécurité nationale et l’ordre social.

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