WhatsApp pris pour cible par un “pornbot” sur Twitter

WhatsApp a bénéficié d’une visibilité inattendue sur Twitter en Espagne cette semaine, et ce n’était pas pour les meilleures raisons du monde.

En règle générale, lorsqu’un service ou une messagerie se retrouve en tête des tendances sur Twitter, c’est soit à cause d’une panne sévère, soit en raison d’un rachat inattendu. Mais cette fois, si WhatsApp a bénéficié d’une telle visibilité sur la plateforme à l’oiseau bleu, c’est principalement… grâce à des escorts.

Crédits Pixabay

En voyant WhatsApp caracoler en tête des charts sur Twitter, beaucoup ont en effet cherché à en savoir plus.

Quand WhatsApp se retrouve en tête des tendances Twitter en Espagne

Après avoir exploré les publications associées au hashtag du même nom, les plus curieux ont alors découvert des dizaines de publications signées par des escorts proposant leurs services.

Panda Security, de son côté, a eu envie d’en savoir un peu plus et la société de sécurité a donc demandé à plusieurs de ses experts de creuser un peu le sujet. Avec succès. En analysant les publications associées au hashtag concerné, ces derniers ont en effet réalisé qu’elles résultaient pour la plupart d’un processus automatisé, et plus précisément d’un “pornbot”. Soit d’un bot spécialisé.

Si Twitter livre bataille depuis plusieurs années pour bloquer les faux comptes, les process mis en place ne sont pas parfaits et il arrive ainsi que certains utilisateurs peu scrupuleux parviennent à passer entre les mailles du filet.

Et c’est évidemment un problème. Encore plus dans ce cadre précis. Les bots permettent en effet aux cybercriminels de faire artificiellement gonfler la popularité d’une marque ou d’un service en inondant la plateforme de milliers de publications. C’est vraisemblablement ce qui s’est produit ici. Sauf ce fameux bot, WhatsApp ne se serait certainement pas retrouvé dans les tendances de la plateforme.

Une histoire de bots et d’influence

Pour Hervé Lambert, le Global Operations Manager de Panda Security, ces bots présentent un risque réel : “les cybercriminels sont capables [grâce à ces bots] de diriger l’attention de millions de personnes vers un concept qui peut potentiellement nuire à l’image d’une entreprise, ou pour qu’un événement vraiment pertinent passe inaperçu”.

Ici, bien sûr, le contexte prête plutôt à sourire, mais on imagine sans peine les effets dévastateurs que pourrait avoir ce type de bot dans un contexte politique, pendant des présidentielles, par exemple.

Il est donc indispensable pour les plateformes concernées de prendre des mesures adaptées, mais aussi pour les internautes de garder leur sens critique.

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