WhatsApp visé par des associations de consommateurs en Europe

En début d’année, WhattsApp a annoncé un renouvellement de ses conditions d’utilisation. Très vite, la décision de la plateforme a fait l’objet de nombreuses critiques, ce qui l’a poussée à reporter le changement de sa politique de confidentialité pour le 15 mai. Le lundi 12 juillet dernier, le bureau européen des unions de consommateurs (BEUC) a annoncé avoir porté plainte contre la société. L’organisation l’accuse de « multiples violations des droits des consommateurs européens ».

Pour le BEUC, les nouvelles dispositions « imposées » par la filiale de Facebook ne sont « ni transparentes ni compréhensibles pour les utilisateurs ». En parallèle, bon nombre d’entre eux craignent que WahtsApp partage davantage d’informations confidentielles avec sa société mère. Rappelons d’ailleurs que plusieurs pays, comme l’Allemagne, ont proscrit l’utilisation des données de l’application de messagerie par le numéro un des réseaux sociaux.

WhatsApp sur un iPhone
Crédits Pixabay

L’affaire a été remise dans les mains de la Commission européenne et aux autorités nationales chargées de la protection des consommateurs. Il lui appartient de décider d’ouvrir une enquête ou non.

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Des dispositions incompréhensibles par les utilisateurs ?

Le BEUC est constitué de quarante-six organisations qui défendent les droits des consommateurs résidant dans trente-deux pays européens. Huit de ses membres, dont l’UFC-Que choisir, la Commission européenne et le réseau européen des autorités chargées de la protection des consommateurs, ont appuyé la plainte.

L’union des consommateurs explique dont les utilisateurs ne peuvent pas être en mesure de comprendre précisément les impacts de ces changements sur la protection de leur vie privée. Ils ont notamment dénoncé le manque de transparence par rapport au transfert de données personnelles des utilisateurs vers Facebook et d’autres tierces parties.

Par ailleurs, l’organisation a déclaré que les autorités européennes de protection des données sont en train de vérifier la conformité des nouvelles règles avec les lois en vigueur.

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Du forcing implicite par WhatsApp ?

Monique Goyens, la directrice générale du BEUC, accuse également WhattsApp de matraquer les utilisateurs pour les forcer à adopter les nouvelles conditions d’utilisation. Elle a souligné que, depuis des mois, WhatsApp « bombarde les utilisateurs de messages agressifs et répétés » pour les contraindre à accepter la nouvelle politique de confidentialité.

« WhatsApp a été délibérément vague à ce sujet et les consommateurs seraient exposés à un traitement de leurs données de grande envergure sans consentement valable. Nous demandons aux autorités de prendre rapidement des mesures à l’encontre de WhatsApp pour s’assurer qu’il respecte les droits des consommateurs. »

Monique Goyens, la directrice générale du BEUC

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