Windows 10 violerait les libertés individuelles selon l’EFF

L’EFF aurait-il une dent contre Windows 10 ? Il faut croire que c’est le cas. L’organisation estime en effet que le dernier système d’exploitation sorti des laboratoires de Microsoft ne respecte pas les libertés individuelles. D’après elle, la firme aurait ainsi utilisé des tactiques douteuses voire « franchement malveillantes » pour forcer les utilisateurs à mettre à jour leur ordinateur.

L’Electronic Frontier Foundation a été fondé dans les années 90 par trois personnalités de la scène high-tech : Mitch Kapor, John Gilmore et John Perry Barlow. Cette organisation à but non lucratif s’est fixée pour mission de défendre la liberté d’expression sur internet.

Microsoft EFF

L’EFF a une dent contre Microsoft, et plus précisément contre Windows 10.

La liberté d’expression, mais également les libertés individuelles.

Windows 10 se trouve dans le collimateur de l’EFF

Il lui arrive aussi de publier des études de cas ou même des analyses complètes et elle a remis le couvert en début de semaine avec un long article portant sur Windows 10 et sur la stratégie mise en place par Microsoft pour imposer son nouveau système d’exploitation sur le marché. Article que vous pouvez retrouver sur cette page.

Ce n’est pas une révélation mais la firme américaine s’était fixé des objectifs très ambitieux pour son dernier produit. Elle souhaitait en effet atteindre la barre des un milliard de terminaux sous Windows 10 en 2018. Elle a depuis révisé ses prétentions à la baisse, certes, mais elle a tout de même opté pour une stratégie très agressive afin de parvenir à ses fins.

L’EFF a été témoin de la scène et elle n’a visiblement pas apprécié cette façon de faire. Elle qualifie en effet de « gênantes » et même de « malveillantes » les nombreuses tactiques utilisées par l’entreprise pour amener les utilisateurs à migrer vers Windows 10.

L’organisation s’en prend notamment à la multiplication des versions de l’application GWX. Cette application a en effet beaucoup changé en l’espace d’un an, et pas forcément dans le bon sens.

Selon l’organisation, Microsoft aurait employé des méthodes « malveillantes » pour imposer Windows 10 sur le marché

Tout le monde se souvient d’ailleurs avec une certaine émotion de l’avant-dernière version de la fenêtre d’invitation et de cette fameuse croix rouge qui valait pour acceptation.

Mais ce n’est pas le seul problème pointé du doigt par l’EFF. En réalité, cette dernière estime aussi que Windows 10 a la fâcheuse tendance à avoir un peu trop la main lourde en matière de collecte des données. L’organisation américaine n’est d’ailleurs pas la seule de cette avis et la CNIL a ainsi multiplié les cartons rouges à l’encontre de Microsoft au fil de ces derniers mois.

Parmi les reproches adressés à l’entreprise, la manière dont les données des utilisateurs sont collectées.

Pour fonctionner, Cortana a effectivement besoin de transférer de nombreuses données sur les serveurs de Microsoft et l’EFF estime que ce système est bien trop opaque. Elle reproche notamment à l’éditeur de ne pas communiquer sur la manière dont ces données sont utilisées, ni même sur la durée pendant laquelle elles sont conservées.

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