Windows 8 : vers un blocage du bootloader des tablettes ?

Où l’on reparle, encore, du Secure Boot. Souvenez-vous, en septembre 2011, une étonnante nouvelle avait fait le tour du web. Il était ainsi question que Microsoft impose l’utilisation du Secure Boot à tous les constructeurs souhaitant proposer Windows 8 sur leurs machines. Le principal problème étant que ce dernier empêche l’installation et le lancement de logiciels non signés, ce qui est justement le cas des distributions Linux. Depuis, on pensait que la firme avait changé son fusil d’épaule mais elle vient tout juste de remettre le couvert en indiquant que cette mesure pourrait être prise pour tous les terminaux équipés du processeur ARM, ce qui est justement le cas de la plupart des tablettes. Des tablettes qui verraient donc leur bootloader complètement bloquées et qui seraient du coup incapables de faire tourner autre chose que du Windows 8.

Windows 8 : vers un blocage du bootloader des tablettes ?

Voilà une histoire qui ne manque pas de rebondissements. Après avoir déclenché le tollé général avec ce verrou propre à l’UEFI, Microsoft avait très rapidement fait machine arrière en indiquant que l’utilisation du Secure Boot serait optionnelle, chaque utilisateur ayant ainsi la possibilité de le désactiver s’il le désire. Le calme était alors revenu sur la toile mais la publication des spécifications techniques de Windows 8 est en train de provoquer un nouveau séisme. Ceux qui ont eu le courage d’éplucher en détails ce cahier des charges ont ainsi eu la surprise de constater que toutes les machines ne seraient pas logées à la même enseigne. Preuve en est, les terminaux nomades embarquant un processeur ARM auraient ainsi dans l’obligation d’utiliser le Secure Boot et, par extension, Windows 8.

Alors bien sûr, le blocage du bootloader peut permettre de lutter contre des malwares, là dessus on est bien d’accord. Et sachant que la mamie du Cantal a peu de chances de chercher à se monter un multiboot avec une Fedora ou une Mint derrière, cette mesure n’a rien de pénalisant en soi. En revanche, pour les bidouilleurs ou pour les utilisateurs avancés, c’est déjà beaucoup plus gênant.

Moralité, Microsoft n’a pas fini de renouer avec ses anciens démons.

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