Withings pourrait être racheté par Éric Carreel, son cofondateur

Withings, la start-up française rachetée par Nokia il y a moins de deux ans, serait sur le point de revenir dans le giron de son cofondateur, Éric Carreel. C’est en tout cas ce que l’on apprend des Echos en ce début mai. Le quotidien français, qui a suivi l’affaire, estime que l’intéressé serait sur le point de signer un contrat avec Nokia en vue de reprendre Withings à sa charge. Chez Nokia, l’entreprise spécialisée dans la conception d’objets connectés était chargée de la division Health et avait notamment fait parler d’elle au travers de ses montres Steel.

Appréciées tant pour leurs fonctionnalités permettant un tracking précis de son activité physique, que pour leur look dépouillé et leur fonctionnement mécanique, ces dernières n’auront pas suffi à redresser le bilan bancal de Nokia Health.

Après un séjour malheureux chez Nokia, la start-up française Withings (spécialisée dans les objets connectés) pourrait être rachetée par Éric Carreel, son propre cofondateur.

Conséquence directe de ces mauvaises performances, la décision du géant finlandais de revendre Withings sans attendre, et à un prix bien inférieur à celui d’achat. Selon les estimations, la start-up aurait été remise sur le marché à une trentaine de millions d’euros seulement, et ce alors même qu’elle avait été acquise en 2016 pour la bagatelle de 170 millions. Une surestimation de la valeur initiale de Withings qui aura donc coûté cher à Nokia.

Revendre sans plus attendre… mais pas à n’importe qui

« Plutôt que de tomber amoureux de notre technologie, nous devons être honnêtes envers nous-mêmes. (…) Nous ne voyons pas de chemin pour que [la division santé, créée suite au rachat de Withings] puisse contribuer de manière significative à une entreprise aussi grande que Nokia » déclarait un décisionnaire de la firme dans une note interne que nous avions récemment évoquée. On y comprend que Nokia n’avait aucun intérêt à faire traîner son projet de cession.

Pour autant, la filiale de HMD aurait pris le soin d’étudier les différentes propositions d’achat qui lui ont été soumises. Selon les Echos, Google et Samsung étaient notamment intéressés par Withings, mais l’attention de Nokia aurait été retenue par l’offre du français Éric Carreel, qui négocierait actuellement de manière exclusive avec la firme.

Nokia indique que le deal pourrait être entériné d’ici la fin du deuxième trimestre 2018 et que cet accord, toujours en cours de négociation, inclurait les produits consommateurs et entreprises de la start-up basée à Issy-les-Moulineaux.

Naturellement, s’il devait avoir lieu, ce rachat de Withings par l’un de ses trois cofondateurs serait accueilli comme une excellente nouvelle par les 219 salariés de la jeune société. Et à vrai dire, on comprend aisément pourquoi.

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