Yellowstone détiendrait-il les secrets de la vie martienne ?

« Comprendre le développement de la vie bactérienne ancienne de Mars, depuis la terre », voilà la mission que se sont fixés Andrew Gangidine, doctorant, et Andrew Czaja, professeur de géologie à l’Université de Californie.

Selon Gangidine, le but de cette recherche est de “répondre à la question : à quel point la vie est-elle rare dans l’univers ?”. Ce qui pourrait aider à mettre un terme à l’un des mystères les plus fondamentaux de notre univers.

Yellowstone

En quête du meilleur site sur Mars où trouver la vie

Le professeur Czaja siège à un comité consultatif de la NASA qui décidera où précisément sera envoyé le prochain robot télécommandé (Rover) sur Mars. Entre autres objectifs, le rover cherchera des preuves que la vie a déjà existé sur la planète rouge. Le comité consultatif a réduit la liste des sites d’atterrissage potentiels à trois et annoncera le site finalement retenu plus tard cette année.

Pendant ce temps, Gangidine étudie la vie microbienne dans les sources chaudes de silice (ici sur terre) pour trouver un indicateur utile de la vie sur Mars. Au cours des deux dernières années, il a effectué des travaux sur le terrain dans les bassins de geysers du parc national de Yellowstone, dans le Wyoming, afin d’examiner les éléments associés aux bactéries qui vivent dans ces bassins géothermiques.

Des traces de la vie d’il y a 3 milliards d’années peuvent encore exister sur Mars

On sait aujourd’hui que la vie ne peut pas exister sur Mars, du moins pas à sa surface aride. Le rayonnement solaire a dissipé la plupart de ses eaux de surface il y a près de 3 milliards d’années lorsque la planète rouge a perdu son champ magnétique protecteur. Mais les scientifiques se demandent si la vie pourrait exister quelque part en profondeur, dans des poches d’eau piégées autour de zones géothermiques semblables aux geysers de Yellowstone.

“Si Mars a toujours abrité la vie, il est possible qu’elle ait été anéantie lorsque la majeure partie de son atmosphère a disparu dans le vent solaire”, dit Czaja.

Les scientifiques de la NASA doivent donc être prêts à rechercher des preuves fossiles de la vie bactérienne remontant à cette période si éloignée. La bonne nouvelle, selon Gangidine, est que des fossiles similaires de la vie bactérienne primitive il y a plus de 3,5 milliards d’années ont été trouvés sur Terre. Si une vie similaire a déjà existé sur Mars, Gangidine est optimiste que la NASA a une chance d’en trouver un échantillon fossile sur la planète rouge.

Mots-clés mars