YouTube-MP3 a été assigné en justice par les ayants droit

YouTube-MP3 était un des acteurs les plus en vue sur la scène du “stream ripping” et c’est sans doute pour cette raison qu’il s’est rapidement retrouvé dans le collimateur de l’industrie musicale. Cette dernière a d’ailleurs décidé de passer à l’offensive en assignant son administrateur devant un tribunal californien. Les ayants droit l’accusent notamment d’avoir porté atteinte à leur copyright.

YouTube-MP3 est un service assez simple. Il fonctionne en effet comme un convertisseur et il permet ainsi aux internautes de télécharger la piste audio d’une séquence hébergée sur YouTube au format MP3.

YouTube-MP3

Ça sent le sapin pour YouTube-MP3.

Il n’est pas le seul à proposer ce type de fonctions, bien sûr, mais il est extrêmement populaire chez les internautes et il attirerait ainsi plus de 60 millions de visiteurs chaque mois.

YouTube-MP3 attirerait 60 millions d’internautes chaque semaine

ULG Recordings, Capitol Records, Warner Bros., Sony Music, Arista Records, Atlantic Records et plusieurs de leurs collègues ont donc décidé d’assigner en justice son créateur et son administrateur, un homme du nom de Philip Matesanz.

Ils l’accusent d’avoir porté atteinte à leurs droits, bien sûr, mais également d’avoir engrangé des millions de dollars sur leur dos grâce aux encarts publicitaires disposés sur les pages de son service.

Fait intéressant, cette action a été coordonnée au niveau international par l’IFPI, avec le soutien de la RIAA et de la BPI.

L’industrie musicale semble donc prête à tout pour freiner le “stream ripping” et cela n’a rien de surprenant. D’après une étude menée par l’IFPI, plus de la moitié des 16-24 ans utiliseraient ces services pour copier de la musique en provenance de sites comme YouTube.

Pour les ayants droit, ces plateformes ont même pris le dessus sur les réseaux de téléchargements habituels.

L’industrie musicale ne va pas en rester là

Pourquoi YouTube-MP3, alors ? Les plaignants estiment tout simplement que ce site est le plus populaire du marché et ils souhaitent donc frapper un grand coup pour enrayer le phénomène. Accessoirement, cette assignation est aussi un message envoyé à toutes les personnes qui se trouvent à la tête d’un service de ce type.

L’industrie ne va effectivement pas en rester là et cette assignation ne sera sans doute pas la dernière du genre.

C’est en tout cas ce que l’on peut déduire des propos de Cary Sherman, le CEO de la RIAA. Il a effectivement déclaré en substance que ces sites constituent un danger pour les artistes et qu’ils ne devaient plus apparaître dans les résultats des moteurs de recherche.

Geoff Taylor, un des responsables de la BPI, n’a pas été plus tendre, mais il a aussi profité de l’occasion pour rappeler que les consommateurs ont désormais accès à de nombreux services d’écoutes musicales en streaming, des services qui ne peuvent exister que si des mesures sont prises pour lutter contre les sites illégaux.

Notez pour finir que les ayants droit ne se contenteront pas de dommages et intérêts cette fois. Ils ont effectivement demandé la saisie du nom de domaine du service pour le forcer à fermer définitivement ses portes.

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