YouTube ne plaisante pas avec la pédopornographie

YouTube applique une politique stricte en matière de contenus et le site procède ainsi à des vérifications régulières afin de s’assurer que les chaînes ne diffusent pas de vidéos répréhensibles.

L’année dernière, en procédant aux vérifications d’usage, un modérateur de l’entreprise est tombé sur une chaîne diffusant une vidéo sexuellement explicite mettant en scène une adolescente. Il a immédiatement alerté ses supérieurs et ces derniers ensuite ont contacté les autorités américaines afin de leur faire remonter l’information.

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La police a immédiatement ouvert une enquête et elle a demandé à YouTube de lui communiquer toutes les données liées au profil du diffuseur.

YouTube a découvert une vidéo pédopornographique dans son catalogue

L’entreprise a bien évidemment obtempéré et elle a ainsi transmis les informations demandées aux enquêteurs afin de leur permettre d’identifier le responsable de la chaîne.

L’opération n’a pas été très difficile. L’homme à l’origine de la diffusion n’avait effectivement pas cherché à couvrir ses traces et les policiers ont tout simplement tracé son adresse IP afin d’obtenir son nom et son adresse.

Le suspect vivant au Québec, le dossier a été transmis à la GRC et donc à la Garde Royale du Canada. Cette dernière a envoyé plusieurs agents au domicile rattaché à l’adresse IP et donc à un logement situé dans la ville de Saguenay et plus précisément dans l’arrondissement de Jonquière.

Les enquêteurs ont rapidement identifié l’homme responsable de la diffusion de la vidéo

L’homme qui les a accueillis a immédiatement nié toute implication et il leur a alors révélé qu’il partageait depuis plusieurs années sa connexion avec un de ses voisins, un certain Martin Tremblay.

Les policiers ont perquisitionné le domicile de ce dernier et ils ont saisi tous ses appareils électroniques. Parmi les fichiers examinés, les enquêteurs ont découvert quatre vidéos pédopornographiques, dont une montrant une fillette en train de prodiguer une fellation à un homme majeur.

Le suspect a immédiatement reconnu sa culpabilité, tout en arguant qu’il ne pensait pas que la fillette était aussi jeune. Le procureur n’a pas été sensible à l’argument et il a ainsi décidé d’engager des poursuites. Il a réussi à trouver un terrain d’entente avec l’avocat de la défense et ils ont ainsi opté pour une peine de prison de six mois avec inscription au registre national des délinquants sexuels pendant une durée de dix ans.

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