ZTE toujours considéré comme une “menace pour la sécurité nationale” par la FCC

Depuis fin juin, la FCC a considéré que Huawei et ZTE constituaient une « menace pour la sécurité nationale » des États-Unis. Et apparemment, cela ne risque pas de changer de sitôt, tant pour l’un que pour l’autre.

En effet, alors que ZTE avait adressé à la FCC une pétition destinée à revoir sa position, le gendarme américain des télécommunications l’a tout simplement rejetée. Une décision lourde de conséquences et particulièrement handicapante pour le constructeur chinois.

ZTE toujours considéré comme une “menace pour la sécurité nationale” par la FCC

En effet, tant que ZTE constitue une menace pour la sécurité nationale, la firme ne pourra jamais profiter du Fonds de service universel de la FCC et de ses subventions. Il en va de même pour Huawei, qui a d’ailleurs pris l’initiative de porter plainte contre la FCC.

Une décision lourde de conséquences pour ZTE (et Huawei)

Il faut savoir qu’étant considérée comme une « menace pour la sécurité nationale », ZTE ne pourra pas bénéficier des subventions du Fonds de service universel (FUSF) et des différentes aides octroyées aux entreprises pour la mise en place d’infrastructures de télécommunications aux États-Unis.

D’autre part, aussi bien Huawei que ZTE ne pourront travailler avec les entreprises qui profitent des fonds du FUSF et qui aimeraient se procurer les technologies produites par les deux constructeurs chinois. Pour la précision, ce sont potentiellement 8,4 milliards de dollars qui sont en jeu dans le cadre de ces marchés. Des milliards dont ni ZTE ni Huawei ne verront la couleur.

Un projet pour remplacer les équipements ZTE/Huawei est en cours

Ce programme se donne comme objectif de remplacer les équipements de ZTE/Huawei présents dans l’infrastructure réseau aux États-Unis, et de financer le remboursement de ces opérations de remplacement. La mise en œuvre des opérations n’attend plus que l’aval du Congrès pour son financement.

Et comme les deux firmes chinoises font partie des plus importants fournisseurs d’équipement en télécommunication au monde, cette décision risque bien de changer beaucoup de choses pour elles. Pour information, remplacer les équipements d’Huawei et de ZTE nécessitera pas moins de 1,8 milliard de dollars au pays de l’Oncle Sam.

Ajit Varadaraj Pai, président de la FCC, a déclaré qu’un vote aura lieu le 10 décembre 2020, afin de mettre les modalités de ce programme de remboursement en place. À noter que Huawei a déjà porté plainte contre la FCC qui, selon la firme chinoise, ne dispose pas d’un tel droit d’interdiction et ne respecte pas la Constitution.

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